Pomme fraise

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5 décembre, 2009

« Naomi et Gray » ou « Une mère poule agent du FBI, ça fait vraiment très peur »

Classé dans : Les (ennuyeux) secrets de Death File — mauguine @ 14:29

Naomi a décidément d’horribles problèmes de mémoire. 

Naomi Misora est un de mes personnages favoris. J’étais dégoûtée lorsque je l’ai vue mourir, d’autant plus que c’était pour une fois une femme qui tenait tête à cet enfoiré de Light. Et puis, à force de farfouiller dans mon How to use it…Et bien, il y avait une faille à exploiter^^. Et les femmes enceintes, alors ? Comme rien n’était précisé, j’ai remanié la règle des vingt-trois jours : si pendant tout ce temps, une mort en entraîne une autre, c’est foutu. Et na. 

Toute contente de moi, ne le nions pas (tous les auteurs ont leurs grands et débiles moments d’autosatisfaction, avant de retomber comme des soufflés au fromage), j’ai ajouté la précision sur l’amnésie, qui me permettait de relater plus précisément l’histoire de Naomi à travers ses souvenirs retrouvés peu à peu, ainsi que d’introduire quelques personnages comme le trio de choc(olat) (pour ceux et celles qui n’avaient pas lu The Storm). Manque de chance. Je n’étais pas la seule, loin de là, à avoir eu l’idée du fœtus. Oh que non. Voilà que je tombe sur un doujin (à l’intrigue intéressante, ce qui est rare pour un doujin) nommé God Eyes. Et flûte. Non seulement Naomi y échappe à la mort par le même moyen, mais en plus il y a aussi quelque chose sur l’amnésie.  Etant donné que l’intrigue de DF était déjà construite en partie autour de Naomi et Gray, je n’avais d’autre choix que de publier quand même, quitte à me faire accuser de plagiat.

Ce genre de choses m’est arrivé plusieurs fois : des métaphores complètes que, des mois après les avoir écrites, je retrouvais dans des livres venant d’être publiés. J’ai gardé des brouillons, je les montre volontiers à qui doute de ma parole. Et voilà Naomi expédiée à l’hôpital. Coup de bol (ou de l’auteur^^), nous y retrouvons Nathan, notre bon vieux médecin. Ainsi que Healing, nouvelle venue. Elle n’est pas très appréciée, Healing, mais elle n’est pas méchante. Elle a des circonstances atténuantes, que je dévoilerai ici si je ne parviens pas à les caser dans la fic.  

SDF : Sans Désignation Fixe. 

On ne peut pas dire que le nom de Gray ait été aussi simple à trouver que ceux de Lucian et Elio. J’ai tenté quatre essais différents. J’ai choisi « Gray », parce que… Et bien voilà, je ne peux même pas dire pourquoi. Bref. Pendant plusieurs mois, le pauvre jeune homme s’est baladé entre plusieurs prénoms. Le drame, c’est quand j’ai trouvé le définitif et que j’ai dû tout remplacer. C’est alors que j’ai découverte la merveilleuse fonctionnalité de la touche « Rechercher/Remplacer »… 

La cervelle, les muscles et la timidité.

Gray est un personnage que j’aime beaucoup, parce qu’il m’a surprise autant que Mattie au moment d’écrire sur lui. Je ne savais que ça : il était gymnaste, tout comme je savais uniquement que Matt était dépendant de Mello. Grand étonnement : je ne m’attendais absolument pas à cette timidité, surtout de la part du fils de Naomi.  J’avais cette unique vision de lui : accroché à une barre asymétrique et en faisant le tour, léger, aérien. La partie gymnastique des JO est la seule que je peux regarder sans me lasser : je trouve que c’est magnifique, cette danse dans les airs ou au sol. Ça paraît si facile, quand on le regarde… 

Cet intérêt pour le sport donne un contraste avec le reste des personnages, qui sont plus intellectuels que sportifs, même si L et Light ont montré leurs aptitudes au tennis. La passion de Gray, ce n’est pas la réflexion mais la gym. Même si, avec des parents comme les siens, il est très loin d’être bête. Qui a dit que les deux étaient incompatibles ? Simplement, c’est un choix qu’il a fait de se consacrer à sa vocation. Mais ses réflexions vous surprendront sûrement, un peu plus tard dans l’histoire… Son physique est un mix de ceux de ses parents. Il a la couleur de cheveux de Naomi, la même frange qu’elle, la couleur de ses yeux et sa pâleur. Leur constitution est également assez semblable. Ils ont la même tendance à se laisser déborder par leurs sentiments, même si pour Gray, cela se traduit par son incorrigible timidité. Il rougit beaucoup.   

Pour le reste, Gray a des yeux bridés, des cheveux ébouriffés et une manière bien particulière de vous regarder par en-dessous. Il a un sourire très spécial, qui exhibe toutes ses dents. Et il est assez petit pour un garçon, un peu moins d’un mètre soixante-dix. La timidité de Gray, c’est à cause de sa mère, mère-poule de chez mère-poule. Encore un truc qui n’était pas prévu. Mais en y réfléchissant, c’est plausible : elle a tant perdu dans cette guerre… Elle s’est repliée sur cet enfant, le seul être qu’elle a pu protéger. Son anonymat durant une période de cinq ans s’explique ainsi : seule, elle aurait poursuivi sa vengeance, mais elle craignait trop de perdre son fils. Elle a donc changé de nom, puis déménagé et récupéré son patronyme lorsque Kira est mort.  Gray timide, c’est aussi en opposition à ses parents, tous deux loin d’être effarouchés. On n’est pas forcément identiques à ses géniteurs. 

Et puis d’abord, c’est qui celle-là ? 

Le Sha de The Storm est de retour… Cette chère Natasha possède encore ses véritables parents, puisque Mello n’a pas vécu assez longtemps pour provoquer l’accident de voiture. La chipie n’en est pas moins une très jolie et manipulatrice petite peste. Et elle a encore sa manie des énigmes.  Un clin d’œil : dans certains des superbes dessins de Greengrin, Mello est représenté avec des santiags, les mêmes que celles que j’ai donné à Natasha. Même s’ils ne sont pas du même sang, ils se ressemblent énormément au vu du caractère. Et ils ont ce même souci de l’apparence physique et cet amour des vêtements provocateurs et de la danse. Natasha va au Thunder, la même boite de nuit que lui. Et elle se sent bien au Lightning, comme Matt. Les lieux dans lesquels elle évolue sont ceux des deux hommes, comme une éternelle répétition de l’histoire. D’ailleurs, ce n’est pas fini. 

Natasha, comme Matt aussi, a cette passion de l’informatique (alors que Gray plante les ordis, comme… Euh… Et bien, comme moi^^). Elle aime les jeux vidéos, quoique avec moins de passion que Mail. Elle est plus portée sur les sorties, les fêtes et les potins. Elle fait vraiment « garce », mais c’est surtout pour masquer sa fragilité. La même fragilité sous-jacente que celle de Mihael.  Elle et Gray, c’est un parallèle hétéro avec Mihael et Matt : deux meilleurs amis dont l’un se fait cruellement dominateur, mais où l’autre est plus fin qu’on le croit. Bon courage, Gray !  Anecdote rigolote : l’histoire des appels manqués est tirée d’une expérience vraie. J’avais laissé à dessein mes fics sur mon bureau pour que ma mère les lise, le matin, et en rentrant du lycée, mon portable m’indique une dizaine de SMS et d’appels manqués. Il a bipé pendant une bonne minute^^.  

Autre petit truc amusant : Naomi est un imbattable agent du FBI, mais elle est nulle en cuisine ! Contrairement à un autre personnage… La suite vous le dira^^. Cela va sûrement vous surprendre…

26 septembre, 2009

Je hais FF.net

Classé dans : Les (ennuyeux) secrets de Death File,Retards — mauguine @ 21:51

   J’espère que vous passerez sur le blog en voyant mon retard de publication.

   Je vous annonce sans surprise que suite à un énième problème de FF.net, je ne peux poster le chapitre 3 de Death File ce soir. En effet, à chaque fois que je me rend sur Fanfiction.net, mon ordi se bloque. Impossible, pour la deuxième fois consécutive, de publier à la date prévue. Cela m’énerve à un point inimaginable. Je songe très sérieusement à poster à l’avenir mes fics sur Pomme-fraise, parce que ça me rend folle. Le pire, c’est que FF ne bloque QUE quand je dois updater, jamais le reste du temps.

    Je suis exaspérée et navrée pour ceux (je sais que vous êtes quelques uns) qui ont attendu toute la journée pour ce chapitre. Si ça ne se débloque pas d’ici deux jours, je le posterai ici.

    Navrée de ce retard, j’espère qu’il sera aussi le dernier.

    Je vous embrasse,

    Mauguine. 

29 août, 2009

« Les gosses de la Wammy’s House », ou « Comment assassiner Roger sans utiliser de Death Note »

Classé dans : Les (ennuyeux) secrets de Death File — mauguine @ 22:16

Le pire, c’est que le titre résume bien l’article XD. Mais commençons par le commencement : les règles cachées du How to use it… 

Sitôt mort, faut déjà retourner sur Terre !

L’histoire de la réincarnation, j’avais peur que ça fasse tiré par les cheveux. J’étais surtout gênée par le « une fois morts, ils ne reviennent jamais à la vie ». Mais comme « Un Shinigami n’a aucune obligation de révéler la totalité des règles à l’utilisateur ou de lui dire la vérité », on peut parfaitement supposer que Ryûk, qui avait bien envie de voir la réaction de son jouet face à cette perspective, a inscrit cette règle dans le carnet. J’ai quand même gardé l’histoire du Néant, pour ne pas trop m’éloigner du manga, qui est assez sombre de ce côté-là et dénué d’espoir. Et puis, c’est plus intéressant et ça m’a permis d’ajouter une sous-intrigue supplémentaire… A découvrir bientôt^^. 

Bonjour les références culturelles.

J’ai longtemps hésité à écrire Lucian et Elio frères, mais après un essai plus « classique », je suis revenue sur cette version, qui était ma première. Tout d’abord, pour leur proximité et pourtant leur opposition, autant physique que (comporte)mentale. En cela, on retrouve précisément le thème de la gémellité dans les légendes : celle des jumeaux ennemis qui se battaient déjà dans le ventre de leur mère ou alors des êtres inextricablement liés, par un lien surnaturel. Ils symbolisent les contraires qui se complètent, le jour et la nuit, le bien et le mal, la balance de l’équilibre : si l’un disparait, tout s’écroule. D’ailleurs, la balance est aussi le symbole de la Justice, le thème de Death Note. Si vous voulez une référence un peu plus moderne, prenez Zero et Iguchi dans Vampire Knight^^. Les jumeaux dont l’un doit absorber l’autre, deux êtres qui ne sont qu’un.  Faux jumeaux. Pourquoi ?  Parce qu’ils sont trop indépendants. Pour moi, aucun des deux, malgré cette communion des âmes, n’aurait accepté de prendre l’apparence de l’autre, d’abandonner ses traits et son individualité. Et puis, pour une autre raison plus simple : ne pas trop déboussoler les lecteurs et qu’ils puissent mieux se les imaginer^^. 

Pitié, prononciation correcte.

Voilà une décision assez dérangeante dans le contexte de Death Note, qui attache une si grande importance aux noms : les renommer. Ils ne pouvaient décemment pas garder le même nom que dans leur vie précédente, ça aurait été absurde. En même temps, si je les avais nommés Marcel et Gérard, ça aurait fait plutôt tâche. Donc j’ai choisi des noms qui ressemblaient aux premiers, soit dans leurs sonorités, soit dans leur signification. Lucian (pitié, pitié pour moi, prononcez « Louciane ») signifie la lumière, comme Light. Comme c’est un prénom que j’aime beaucoup, je n’ai pas mis trop de temps à le trouver. Au tout début, j’ai hésité avec Loan (même signification), mais c’est un prénom qui est assez utilisé pour L dans les fics. En plus, Lucian, ça a un petit côté exotique qui ramène au prénom Light, peu courant au Japon, surtout avec cette prononciation. 

Elio, j’ai eu plus de mal. C’est en relisant les livres de Pierre Bottero que j’ai trouvé. En effet, le diminutif donne « El’ », ce qui permet aux lecteurs dépaysés d’avoir un point de repère. C’est un nom qui lui correspond bien, un nom qui fait « petit garçon ». Et c’est justement une des facettes de sa personnalité que j’ai particulièrement fait ressortir. Détails plus loin.   Leur nom de famille, Law, « loi », était le plus simple à trouver. Pour anecdote, à l’époque où j’hésitais sur leur lien de parenté, Lucian avait pour nom de famille Nightgod, qui signifie exactement la même chose que Yagami : dieu de la nuit. 

Les différences entre les jeunes cons et des anciens cons.

Malgré que leurs apparences soient extrêmement semblables à celles du manga, il y a quelques menues différences physiques ou au niveau du comportement.  Par exemple, Lucian a les cheveux un peu plus ébouriffés que Light, et Elio un peu moins que L, comme un mélange. Elio a un visage plus poupin (il est plus jeune) et Lucian, plus aigu. Leur constitution est aussi un mix : celle de Light, en un peu plus maigre. Et ils ont un trait du visage parfaitement identique : le nez. Ils ont un nez très droit. Pourquoi le nez ? J’avoue que je n’en sais rien XD.   

Différences de comportement : un détail minuscule et pourtant important, c’est la cravate. C’est bête, mais j’ai toujours pensé que, au contraire de Light, dont la cravate était toujours impeccablement mise, Lucian la laissait hors de sa veste. C’est un infime petit détail, mais il en dit long : même si Lucian est un terrible perfectionniste (ce qui se voit lorsqu’il s’aperçoit que sa chambre a été fouillée), il n’est pas maniaque comme l’était Kira. En la présence d’Elio, il se laisse aller. Il se détend. Avoir grandi avec quelqu’un qui le comprenait parfaitement, de la même intelligence que lui et du même sang, je pense que ça a eu un grand impact sur son caractère. Comme il n’avait pas besoin de maintenir en permanence son masque parfait et qu’il pouvait se confier, son ennui, cet ennui immense qui l’a conduit à sa perte, s’est amoindri de manière considérable. 

Elio est plus « petit garçon » que L, d’abord à cause de son âge, ensuite à cause de Lucian. Celui-ci est plus apte à communiquer que lui, plus adapté à ce monde, même si ses camarades l’évitent et se sentent très mal à l’aise avec lui. Lucian a endossé le rôle de grand frère qui protégeait son jumeau du monde extérieur. Ce rôle, en fait, réconforte plus Lucian qu’Elio. Mais ce dernier, voyant que cela le rassurait, a enfoncé le clou avec un comportement encore plus infantile. Il joue à l’enfant pour que Lucian se sente bien, résultat, c’est plutôt El’ qui veille sur lui que l’inverse.  

Vie antérieure (Non mais franchement ! ! Même pas eu le temps de se remettre du décalage horaire !) 

Leur vie antérieure a un énorme impact sur leur façon d’être, bien sûr. Lucian a gardé l’habitude de garder en permanence sa montre au poignet, même quand il dort. Une fois, à un examen, il a fait une crise d’angoisse en constatant qu’il l’avait oubliée dans sa chambre. Il a aussi gardé une répulsion viscérale à l’égard des pommes (tu parles, à force de voir Ryûk se goinfrer^^) et un amour immodéré pour les chips aromatisées. Les plumes, pourquoi les plumes ? Ah, ça, c’est relaté dans… Mm… Je vous laisse la surprise, si vous n’avez pas lue la fic en question. ^^    

Elio a gardé son amour pour les sucreries et la plupart de ses manies étranges. Petite différence : il lui arrive de s’assoir normalement, contrairement à L à qui ça n’arrive jamais. En classe, il se retient. Il aime tourner sur des chaises à roulettes. Il est plus propice à la confidence, au moins avec son frère (il est sa seule famille, après tout). Leur lien s’est resserré de manière fusionnelle après la mort de leurs parents. Elio n’aime pas les petites cuillers : il a gardé quelques réflexes de sa mort, où il en a laissé tomber une. Résultat, il ne remue ses cafés qu’avec des sucettes. Bonjour le cholestérol… Son habitude de nicher en hauteur est en référence au passage sur le toit, avant sa mort (épisode 25). Il s’y sent compris et en sécurité. Quand aux innombrables livres sur les démons, c’est parce qu’il a bien retenu la leçon de Rem et Ryûk… La langue japonaise le passionne toujours, parce que c’est un dialecte qu’il a énormément parlé dans sa dernière année sur Terre. Il a gardé l’habitude des suffixes. 

Enfin, de la dernière vie, ils ont gardé cette habitude de compétition. Ce n’est pas permanent, mais déclenché par des défis comme celui de ce chapitre : « Je suis sûr que tu ne peux pas faire mieux »…   

Pauvre Roger. Snif. 

Roger est très, très vieux, en effet^^. Mais j’ai une excuse à cette longévité exceptionnelle. Que je ne peux pas dire pour l’instant^^. Bref.

Dans ce premier chapitre, il regrette beaucoup les erreurs passées. Je me suis amusée avec le passage sur la photographie. J’aime beaucoup, beaucoup A et B. De nombreuses personnes disent que A était un garçon, mais j’ai préféré qu’elle soit un personnage féminin. Quand on y pense, c’est glaçant de misogynie, cette misogynie propre à Death Note : elle était trop « faible » pour devenir L, donc elle s’est suicidée. C’est dans la logique de la série, même si c’est atroce. L’appeler Alice, comme « Alice au pays des merveilles », c’était ironique aussi.    Son véritable nom (enfin, celui que je lui ai trouvé), c’est Alyssa Anderson. Alyssa parce que cela ressemble à Alice et que les noms des orphelins ont des points communs avec leurs pseudonymes, et Anderson, parce que ça commence par un A, tout comme Beyond Birthday est fait avec deux B.

Dans Another Note, d’ailleurs, B assassine exclusivement des victimes avec des noms aux initiales identiques : c’est à la fois un indice et, dans l’optique de cette fic, un clin d’œil à sa chère A. Pour moi, c’est plutôt la folie de la jeune fille qui a déteint sur B que B qui l’a poussée au suicide, comme le pensent beaucoup de fans. 

G, Gardian, est un personnage qui n’était pas prévu au départ. Le pauvre, son pseudonyme l’oblige à faire la nounou^^. C’est en fait un double sens, puisque c’est un exceptionnel joueur de foot au poste de gardien, malgré un léger problème : il a un strabisme divergent. G est le quatrième du classement, avec Lucian et Elio ex-æquo, puis Orion et Carlie (classée troisième non pas parce qu’elle a de moins bonnes notes, mais parce que c’est une fille). 

Pauvre, pauvre Roger, oui… Surtout avec les Superviseurs qui rôdent. Eux-non plus, ils n’étaient pas prévus. Les lunettes noires font très « agent secret », mais c’est surtout une sinistre référence aux gardes du corps de Takada, les assassins de notre petit Mattie. 

Voilà. C’était la première tartine.

A la prochaine^^ !              

« Le prologue et l’idée de départ », ou « Comment le monstre est arrivé sur FF.net »

Classé dans : Les (ennuyeux) secrets de Death File — mauguine @ 22:06

(Je précise que cette rubrique contient des spoilers des chapitres parus de Death File, ma fanfiction en cours (allez sur ma page fanfiction.net, dans le premier article). A ne pas lire, donc, si vous voulez garder la surprise… Et si vous n’aimez pas les tartines^^).

Image de prévisualisation YouTube

Ah ah, je n’ai pas pu m’empêcher de donner à cette rubrique un titre dénigrant et plus que moyennement drôle. Navrée^^. 

Les titres se suivent et se ressemblent tous : le complexe du titre anglais. 

A l’origine, la fic s’appelait « Download », un titre que j’ai transformé au final en nom de Shinigami. En effet, lorsque j’ai eu l’idée, je téléchargeais un jeu sur internet (« Poisoned », un doujin sous forme de jeu). Comme ce mot m’a plu, je l’ai noté pour un titre éventuel. Et l’action de télécharger un jeu sur Death Note a provoqué le déclic. Le principe du jeu est en effet au cœur de la série : jeu d’échec, jeu à un contre un, jeu multi-joueurs parfois. Et télécharger est une action banale pour un ado de notre époque, au fond, comme écrire dans un cahier. C’est une situation dans laquelle tout le monde peut s’imaginer, sans doute encore plus qu’avec un Death Note. Qui n’est jamais tombé sur un virus ou un fichier douteux ? C’est ça qui a donné le Death File.

Agence Mauguine, chirurgie esthétique et relookages pour Shinigamis.

Download, le Shinigami, m’a posé pas mal de problèmes par rapport à son apparence. Je voulais que les lecteurs puissent très bien le visualiser, comme ils voient Ryûk ou Rem. J’ai fait plusieurs essais, qui étaient au départ plus centrés sur l’apparence « normale » des dieux que l’on voit dans le manga, c’est-à-dire squelettiques, masqués ou avec des bandelettes, etc. Finalement, j’ai penché à l’extrême dans l’idée qu’il était moderne, tout comme le principe du fichier informatique. Je l’ai conçu comme un cyborg, une armature de fer plus que d’os et des appareils clignotants partout sur le corps. Il a aussi un nom très anglophone, parce que l’anglais est de nos jours la langue la plus utilisée et que certains mots sont carrément entrés dans le quotidien. 

A ce propos, j’ai eu un gros, gros souci pour ce qui est du nom de Ghost. Je me suis arraché des centaines de cheveux^^. Mon premier essai ne correspondait pas au personnage, mon second rendait la tâche de deviner qui il était trop simple. Mon troisième était carrément évident, même si je le regrettais à cause de sa sonorité plaisante. J’ai réussi au quatrième, en me souvenant d’une discussion avec Greengrin sur les « Revenants » de cette fic. Pour les autres Shinigamis que j’ai imaginé (et qui apparaîtront plus tard), je suis partie du principe qu’à chaque époque dont ils étaient issus correspondait une apparence, plutôt animale, plutôt classique, ou bien presque extraterrestre ou encore informatique. 

Mon premier plan de l’histoire était beaucoup, beaucoup plus simple. Il y avait deux parties et ça aurait dû durer 200 pages. Mais le sort en a décidé autrement. L’intrigue ne cessait de se complexifier. Au bout de quelques mois, j’avais des idées de partout, dans un seul fichier très justement nommé « Brouillon » XD. J’ai tout classé. Mais j’ai mis deux jours. L’horreur. Résultat, quatre parties, nommées selon le langage internet, Broadcast, Connection, Upload et Cancel. Et un plan à donner mal au crâne. Et des dizaines de règles créées avec plus ou moins de succès. 

Ma recette : prendre une règle sujette à interprétation, illogique ou encore incomplète et en forger une autre qui semble limitée, mais qui complète la précédente. 

Et c’est parti pour 700 pages.