Pomme fraise

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25 septembre, 2011

Death File : Bonus 1

Classé dans : Non classé — mauguine @ 19:01

Et nous voilà donc pour l’inauguration des bonus de Death File, postés toutes les semaines lorsqu’il n’y aura pas de chapitre ! J’en profite pour donner des nouvelles de mon avancement : nous en sommes à 35 pages, ça avance toujours assez bien. Je suis avec Gray en ce moment. J’ai encore une scène assez petite mais très importante à écrire, deux grosses scènes, et une minuscule qui ne va pas me prendre longtemps. L’enquête progresse. Je prévois d’enfin laisser filtrer des trucs que je retiens depuis une éternité. C’est le moment !

Voilà donc les premiers bonus, au nombre de deux ce coup-ci, soit six pages. Ça n’est pas beaucoup, mais il faut que je m’en garde sous le coude. C’est donc le début de la fameuse liste des enfants de la Wammy’s House. J’ai reçu et je reçois encore tant de messages choqués de les avoir supprimés si brutalement… Ne me détestez pas trop, vous comprendrez un jour pourquoi je l’ai fait. Mais bref, j’ai pensé que je devrais rendre justice à ces pauvres enfants. Chaque lettre aura son tour, sauf peut-être Lou et Elio sur lesquels on parle beaucoup, et F, parce qu’il faut garder le mystère encore un peu. Voilà. J’en profite pour remercier une première fois les nombreuses personnes ayant posté une review, ou un MP. Bonne lecture !

Edit : Comme prévu, ce blog a tout foutu en l’air, donc je me suis résolue à utiliser mon LJ pour poster les textes. C’est visible ici !

22 septembre, 2011

Reviews anonymes !

Classé dans : Non classé — mauguine @ 18:30

Voilà les réponses aux reviews anonymes qui m’ont été postées sur Death File. J’espère n’oublier personne, mais si c’est le cas, n’hésitez pas à m’envoyer un petit mot. J’en ai eu tellement (à mon grand plaisir) que je me suis un peu embrouillée.

*

Kisu :  Désolée du temps que j’ai mis, mais me voilà, j’ai enfin pu répondre à ta review sur Death File. Comme quoi, mieux vaut tard (trèèès tard) que jamais. 

Tiens, une nouvelle lectrice !

Merci beaucoup du compliment, ça me fait très plaisir et de un que tu aimes, et de deux que tu prennes le temps de laisser un mot !  C’est là une des raisons de ma présence ici : un gros ras-le-bol des PWP et fics sans fond. Je suis contente de voir que ça plait. Merci aussi pour les personnages, je passe la majorité de mon temps à les travailler. Quant aux hypothèses, bien, bien ! Bon courage pour cette enquête, nouvelle lectrice !   Misa, Takada et Mikami vont tous trois sinon réapparaître, du moins être fortement évoqués. Aucun d’eux ne sera oublié, même s’il faudra attendre un moment pour cela. Ghost te fait penser à Mikami… Ah, c’est intéressant^^. 

(NB : Bienvenue dans le monde de Mauguine ! Sache, pauvre âme égarée, que la phrase « ta théorie est INTERESSANTE » peut avoir quatre significations :  

1- Tu as tout faux mais je te laisse dans l’erreur pour embrouiller les autres.  2- Tu as tout bon, mais tu ne crois quand même pas que je vais gâcher la surprise, nan mé oh ! 3- Une partie de la théorie est juste, donc je réponds un truc qui ne veut dire ni oui ni non. 4- Trop bien ! J’aurais aimé avoir eu l’idée moi-même, elle est super-intéressante ! 

En bref, c’est du loto. Une chance sur quatre de tomber bon !) 

L’image de la mini-Misa accrochée à Lucian est trop mignonne. C’est vrai que c’était un drôle de trio, et peu conventionnel, avec deux qui ne se comprennent pas du tout, l’un d’eux qui, s’il n’était pas Kira, s’entendrait mieux avec son ennemi qu’avec son alliée, et son ennemi dont on ne sait jamais s’il est agacé ou amusé par Misa.  Merci pour l’encouragement et pas de soucis, je n’abandonne PAS ! J’ai mis trop de moi dans la fic, trop de temps pour ça. Il peut s’écouler des mois entre les chapitres, mais je la finirai. Je ne voudrais pas avoir ta mort sur la conscience (même s’il est vrai que danser la macarena entre les deux Corées, ça ne manque pas de panache et d’originalité). A bientôt !

Baka Nyu :  Je dois une fière chandelle à Oxymore, alors ! Merci beaucoup de ces compliments qui me font chaud au cœur. Je suis très contente que tu aimes la fic à en perdre ton latin XD. La suite arrive ! Merci pour cette contamination de ton entourage. Mais préviens-les, les malheureux, d’acheter des aspirines avant de se plonger dans ce monstre. C’est un grand compliment, ce que tu me dis sur le rire en pleine scène de tension, parce que j’y prête une attention toute particulière. Oui, moi aussi, quand je lis des fics, j’explose de rire toute seule sous le regard consterné de mon entourage (« Mais qu’est-ce qu’il y a, Mauguine ? » « C’est DRÔLE ! ») De rien, j’espère que tu continueras à aimer et que tu seras toujours surprise ! Bisous !  P.S. Tu ne comprends rien au lézard ? XD Pas de souci, ma chère. Tu vois les demoiselles, là, recroquevillées dans un coin, marmonnant des formules sur une poupée vaudou bleue en forme de reptile, et transpercée d’aiguilles ? Celles qui ont des cernes dignes de L et des yeux exorbités ? Elles sont dans le même cas que toi ! Personne ne comprend rien et n’a jamais rien compris au lézard, et c’est fait exprès. Vous l’avez sous le nez mais ne devinerez sans doute pas, mais c’est parce que tout est fait pour, pas parce que tu es nulle ! (Moi, une fois, j’ai cherché mes lunettes alors qu’elles étaient sur mon nez, tu vois…) Merci, à bientôt ! 

THE BIG REPONSE : Oui, BakaNyu et Oxymore ! C’est bien l’humain que le Shinigami était qui se reflète dans le miroir de Kagami ! Gagné ! 

Mag : Ah, tout le monde hésite en général à cause de la longueur des chapitres ^^’. C’est plus fort que moi, plus j’écris, plus j’ai de choses à dire. Mais ça va s’arranger, maintenant, je vais les découper pour que ça sois à un format plus lisible. 

Je te remercie de tes compliments, qui me vont droit au cœur. Faire ressentir ce que ressentent les personnages, faire rêver un peu, c’est mon but, et je suis ravie d’y parvenir au moins un peu. Bon courage pour les cours, j’espère que tu passeras une bonne année !  Au fait, merci de me soutenir pour la disparition de Patte de velours, tu es une des premières à répondre à mon annonce. Elle ne répond plus à personne depuis deux ans, presque trois, c’est inquiétant. 

 Bisous !

Allegro :  Merci pour ton commentaire sur mon blog et sur DF ! Il m’a fait très plaisir. Si tu te rues dessus comme Elio sur un paquet de bonbon, c’est un grand compliment XD.  Je suis ravie que tu ais aimé. C’est vrai que plus on avance, plus j’essaie de faire en sorte que des choses se découvrent et deviennent plus étranges à la fois. Le plus dur, c’est de maintenir l’équilibre entre révélations et secrets pour garder l’attention du lecteur. Oui, Mello is the best. Rendons à César ce qui est à César, peu de personnages du manga ont autant de ténacité et de courage que lui. Sinon aucun.    Ah ah, tu as tilté sur les fameuses créatures plus puissantes que les dieux de la mort. Je les adore, celles-là, mais bon, j’ai des goûts douteux aussi. Vous allez devoir attendre un peu, je soigne leur apparition. Quoique… Non, après réflexion, vous allez avoir un aperçu assez vite. Ces chouettes bestioles.  Le lézard… *rire diabolique* C’est vrai, tu n’y accordais pas beaucoup d’importance ? Détrompe-toi, ma chère, il est à l’origine de tout, ou du moins, presque tout. Rassure-toi, tu n’es pas toute seule à le lorgner en attendant le moment propice pour le découper en rondelles ! Et tu en auras plus encore envie très bientôt.  Je suis contente d’apprendre que je réussis à détendre un peu l’atmosphère dans des moments lourds, c’est l’effet recherché ! La remarque d’Elio, je l’avoue, est piquée à ma maman, à qui j’ai promis des droits de copyright au passage^^. Elle s’appliquait tellement bien au personnage que je n’ai pas pu résister. Oh, Near ne se rend pas compte de la bêtise qu’il a faite en les embarquant tous avec lui. Il va souffrir… Beaucoup souffrir, niark.  Oh, ça me fait très plaisir que ça te touche, ces allusions. Il va y en avoir encore, à l’avenir. J’ai beaucoup d’affection pour ce personnage et j’ai longtemps travaillé dessus, donc tant mieux si ça te donne envie d’en savoir plus !  Le prochain chapitre est là ! Et oui, vous aurez des nouvelles de Kimba !^^ C’est trop mignon, je suis contente que tu l’aimes bien elle aussi.  A bientôt !  

  Ombe :  J’ai mis beaucoup, beaucoup de temps, mais enfin je te réponds pour ta review sur DF. Merci pour ce commentaire, comme à chaque fois, ça me fait très plaisir de voir que tu lis toujours la fic. Et merci au passage pour m’avoir fait découvrir par hasard CoCyclics. Le groupe a l’air génial, il faudra que je m’inscrive un jour.  Oui, il existe des bêbêtes surnaturelles plus puissantes que les dieux, et comme d’habitude, tu poses des questions pertinentes^^. On va attendre un peu avant qu’elles n’apparaissent, là, elles se cachent, les vilaines.  Peut-on échapper à son destin ? Voilà la question qui résume toute l’histoire, et seule la fin proposera une réponse. Ne prends pas trop d’aspirines. Courage, ça va bientôt se démêler de ce côté-là. Enfin, un peu.  Ryûk est trop génial. Moi, j’adore le jus de pommes.  Une écaille de lézard bleu ? Bah, c’est peut-être le cauchemar le plus secret de Nathan ? Hem, plus sérieusement, à mon avis, il était juste au bord de la crise cardiaque à ce moment là, ce qui explique sa réaction un peu… Démesurée, c’est le moins qu’on puisse dire.  J’espère que tes rêves n’ont pas été envahis de Superviseurs pendus !^^ A bientôt, merci encore !  *    Voilà. Encore une fois, en cas d’oubli, et particulièrement si vous avez posé des questions demeurées sans réponse, faites-moi signe !

14 août, 2011

Mary-Sue et OC, conclusion

Classé dans : Non classé — mauguine @ 19:36

4- Conclusion : Mauguine et ses OC 

 Mon tout premier OC véritable et construit dans les fanfics, c’était le docteur Nathan. Le seul je crois pour lequel je n’ai jamais eu de doutes, parce qu’il m’apparaissait clair et net, comme si je l’avais rencontré. Un médecin, un homme qui commençait à vieillir. C’est quelque chose qui empêche une Mary-Sue de naître : la vieillesse. Ajoutez quelques cheveux blancs et vous crédibilisez, vous « enlaidissez ». C’est assez étrange et triste, au fond. Puis est venu Billy, junkie mort en quelques lignes, tué pour un rail de coke. Et ils ont défilé, Kimba, Emily, Adriano, Natasha, Gray, Manus, Nape, Orion, Carlie, Kenshin, Gardian, Free… Et ils défileront encore, si Dieu veut, jusqu’à être des OC portant leur propre univers, qu’ils ne pourront tout entier explorer, comme d’autres avant eux.   

Je les aime, mes OC. Même maltraités par l’intrigue. Je ne dis pas que ce sont des exemples en la matière, loin de là, j’ai encore beaucoup de progrès à faire dans leur caractérisation. Mais ils ont un mérite à mes yeux : quelques personnes s’y sont attachées au point de demander de leurs nouvelles et de réclamer qu’ils reviennent. D’autres m’ont dit qu’ils ne se rendaient même plus compte qu’ils étaient étrangers au canon, parce qu’ils s’intégraient très bien. Ou que j’arrivais à créer des personnalités. D’autres encore qu’au départ, ils avaient refusé de lire par crainte du Mary-Suisme, mais que cette crainte était infondée. Je suis très reconnaissante à ces lecteurs, qui me font un des plus beaux compliments possibles, à égalité avec la remarque que je respecte l’œuvre originale et que mon histoire s’y insère bien.

Opposées, ces deux affirmations ? Non, je ne crois pas. Pour moi, la fanfic, c’est un hommage à un univers qui m’a fait rêver. Et c’est aussi une exploration des points de cet univers qu’on n’a pas vus dans l’œuvre. Un univers, cela peut être des personnages, un style, une atmosphère, une logique intrinsèque. Si j’écris de la fanfic avec les OC, c’est parce que certains points de cet univers ne peuvent être explorés par les personnages déjà existants. Et pour apporter ma propre minuscule collaboration à cette énorme architecture qu’est Death Note.    Si j’écris cet article aujourd’hui, c’est au terme d’une réflexion assez longue, qui date de The Storm. Plus exactement du jour où une personne m’avait posté une review dénonçant à quel point Kimberley se faisait présente. Récemment, quelqu’un a de nouveau soulevé cette question dans Death File, cette fois en me demandant ce qu’il advenait d’elle… Car Kimberley était devenu un de ses personnages favoris. 

Cette première review n’a pas critiqué en vain, puisque cela m’a permis de déterminer ce que je voulais véritablement écrire et pourquoi je le voulais. J’ai réalisé que tout ce que je racontais était important à mes yeux, et qu’en changer un détail revenait à trahir la vision que j’avais de l’œuvre et de la vie en général. Trahir ses OC, c’est aussi trahir sa perception de l’œuvre, et donc toute la richesse du fandom. Parce que si tout le monde avait la même vision de l’œuvre, tout le monde collerait purement au manga et n’ajoutait rien de profondément personnel, donc rien de neuf, et il n’y aurait pas de fanfictions. Et même s’il y en avait dans ce cas, qui voudrait lire des histoires toutes identiques ?  Le but de la fanfic, c’est l’exploration, la divergence, la multiplicité. Et les OC, parfois, en sont les catalyseurs. Cela n’a rien de commun avec des rêveries fantasmées d’adolescentes pré-pubères nommées Mary-Sue.  Cette review postée deux ans plus tard et révélant que Kimberley avait su toucher quelqu’un par sa maladresse le confirme : il faut continuer à innover, soutenir cette différence, et ce qui fait que ce que nous écrivons est personnel et riche.  Si un jour, par une chance miraculeuse, on écrit des fanfics sur des livres que j’aurais publiés, je souhaite que ces histoires soient remplies d’OC.  

La Mary-Sue et les OC, partie 3

Classé dans : Non classé — mauguine @ 19:10

D)    OC versus Mary-Sue : Retourner le cliché.  

Voilà quelque chose qui terrorise. Les clichés sont bel et bien une caractéristique de ces vilaines Mary-Sue. La fille au passé mystérieux. L’homme couvert de cicatrices. Les demi-elfes. Les petites-filles-trop-mignonnes. Les vieux sages qui ne disent pas tout ce qu’ils savent. Et j’en passe. Mais. Mais ça peut aussi être intéressant. Tout dépend du traitement. Non, encore une fois, je n’ai pas fumé. De très bons romans ou films ont été construits autour de clichés, pourquoi pas les fanfics. Vous avez déjà regardé Star Wars ? Ou bien Harry Potter ? C’est bourré de clichés, et le succès est interplanétaire.  

- OC au passé mystérieux. 

 Plus classique tu meurs. Mais ce n’est pas forcément un gage de Mary-Suisme, si c’est bien fait. C’est comme je vous l’ai dit précédemment : dans ce genre de cas, mieux vaut carrément en rajouter plutôt que d’accorder peu de place au dit passé, et faire retomber l’idée comme un soufflé au fromage. Si le passé est très mystérieux, soit. Basez l’histoire dessus, allez-y à fond. Montrez toutes les répercussions sur le personnage, une fois le mystère dévoilé. Faites en sorte que cela lui pèse, influe ses décisions. Il faut qu’il se pose des questions, se demande s’il peut et veut s’en détacher… Donnez des indices au lecteur. Des vrais indices, pas juste des allusions évasives et tragiques. Des indices qui passent inaperçus et prendront sens plus tard, des indices dissimulés par une note d’humour, des indices cachés au milieu de milliers de fausses-pistes. Et non, un passé tragique n’embellit pas forcément. Au contraire, si le passé est bien crade et votre personnage un lâche par exemple, ça peut être bien. En bref, créez une histoire à suspens.  

Différence : Une Mary-Sue a un passé mystérieux mal expliqué, larmoyant et qui ne sert à rien. Un bon OC a un passé mystérieux et utile, bien tourné et logique.  

Exemple : Emily. A première vue, personnage banal. A seconde vue, personnage assez hors du commun. A troisième vue, blackout. On ne sait rien du tout mais ça bouillonne sous la cocotte-minute, à l’insu du lecteur. Elle maintient une façade trop lisse, mais c’est volontaire de ma part. Le choc n’en sera que plus grand. En parlant de ça, point suivant !  

- L’apparente perfection qui cache quelque chose (Light, par ici mon chou).  

Différence primordiale et ignorée : La Mary-Sue est parfaite. Le bon OC, lui, a l’air parfait… Pour un temps.   Sa façade cache en effet quelque chose, et plus l’OC réprime ce quelque chose, plus ça risque d’exploser fort. Conseils aux auteurs : imaginez en parallèle du point de vue principal les pensées du personnage qui dissimule quelque chose. Etudiez-le à fond. Pourquoi dissimule-t-il ? Quelles sont ses motivations ? Y a-t-il des points communs entre la personnalité qu’il affiche et la vraie ? A-t-il des remords, l’envie de se confier ? Ensuite, prenez soin de ne pas faire durer cette perfection toujours. Et au moment venu, lorsque l’OC sera enfin pris la main dans le sac, écrasez cette façade. Quand je dis « écraser », allez-y carrément, n’ayez pas peur de le rendre moche ou écœurant. Cette perfection, il faut la réduire en poussière, la laminer, sans espoir de retour. Regardez la scène de Light dans l’entrepôt de Yellow-Box. Il n’est plus du tout maître de lui, il pète complètement les plombs. C’est pour moi ce moment qui lui donne une complexité, cette laideur à ce moment précis. Il postillonne, il hurle, il crache, il bave. C’est cool. Voilà d’ailleurs un bon truc pour ceux qui veulent éviter à la fois clichés et Mary-Sue : le grotesque. Si un de vos personnages est trop parfait, ridiculisez-le, humiliez-le. S’il est trop beau, montrez-le en train de vomir ou d’avoir la colique. S’il est trop intelligent, il sera peut-être trop sûr de lui : faites-le tomber dans un piège comme un débutant. S’il a une quelconque capacité surnaturelle, mutilez-la, rendez la pas du tout sexy, voire honteuse, ou totalement inutile et handicapante.  

Exemples et différences (non liés à mes fics) :  

Une Mary-Sue a les yeux qui changent de couleur. Une bonne OC aura les yeux qui changent de couleur… mais verra tout en rouge lorsque ses yeux virent au rouge, tout en bleu lorsqu’ils virent au bleu. Et badaboum, elle se cassera la gueule à chaque fois que ça se produira. Zut alors, c’est trop bête. Club des Kimberley, bonjour !  

Une Mary-Sue demi-ange-du-côté-de-sa-mère aura des ailes dans le dos. Une bonne OC demi-ange-du-côté-de-sa-mère aura des ailes dans le dos… mais précisément, des demi-ailes, déplumées, atrophiées et visqueuses, comme celles des poulets au congélo. Je vous garantis que ça fait moins glamour. Et que c’est moins utile. A moins qu’elle ne puisse aussi continuer à courir comme les poulets sans tête, malgré une éventuelle décapitation.  

Un Gary-Tsu (oui, changeons un peu) Apollon-super-étalon-qui-saute-toutes-les-filles-ou-les-mecs-et-leur-donne-un-orgasme-faramineux… eh bien, fera tout ce qui est inclus dans cette description sans sourciller et sans se fatiguer, enchaînant les rapports, ignorant des lois physiques les plus élémentaires qui veulent que le corps pose une certaine limite à ces capacités. Un bon OC Apollon-super-étalon-… Bref, vous avez compris… chopera une MST peu ragoûtante qui le clouera au lit.  Et Cætera.  

- Le monstre sexy et schizophrène   Ma petite hantise personnelle. Je ne peux plus supporter ces beaux serial-killers toujours séduisants, même quand ils tuent. Pour moi, la folie et la violence, c’est moche, c’est cru, et j’étais ravie de la scène du Yellow-Box dans Death Note. Dans les fics DN, c’est souvent le cas de Beyond en tant que personnage du canon. Comme pour le cas précédent, créateurs d’OC, utilisez le grotesque. Faites-le mourir les tripes à l’air, en criant comme un cochon qu’on égorge. Donnez le point de vue de la victime folle de terreur. Ou bien donnez au tueur une caractéristique affligeante. Genre, une toute petite quéquette. Hum.  Différence : Un Gary-Tsu ou une Mary-Sue aura plaisir à trucider de manière très sanglante, et en restant sexy. Un bon OC aura plaisir à trucider de manière très sanglante, mais ne restera pas du tout sexy (ça colle et ça sent mauvais) et surtout 1) aura un bon motif ou 2) sera fou et irraisonné, carrément illogique.  Quant à la schizophrénie, pitié, pitié, pitié. RENSEIGNEZ-VOUS. Si vous tenez absolument à écrire sur des maladies psychologiques et un type qui entend des voix, d’accord. Mais bossez votre sujet. Il vous reste deux exceptions où vous pouvez être pardonnés au sujet des maladies mentales :   

Un, le texte est court et du genre poétique, ou alors à la limite, vous souhaitez vous autoriser une licence artistique, comme moi et la chimio dans The Storm. Mais au moins renseignez-vous d’abord et enfreignez les règles après.  Deux, il y a une explication surnaturelle, ou encore il s’agit d’une maladie non répertoriée.  Exemple : Gray. Il se sent bien dans son joli petit rêve… Mais ça ne va pas durer longtemps. Vive le gore-pas-sexy.  

 - « Notre relation est impossible. Je suis un perso du canon ; toi un OC. », ou bien « Nous sommes frères et sœur, mais il faut le cacher, tu n’apparais pas dans l’histoire originale. » 

 Un à-priori qui a la dent très dure dans l’univers des fanfics associe de manière automatique une relation forte d’un OC et d’un perso principal à un aveu de Mary-Suisme. Je ne le blâme pas, c’est vrai que c’est souvent révélateur. MAIS il y a des exceptions. On peut voir dans Petit de Lupiot une relation presque amoureuse entre Harry et un OC. L’OC est tout à fait respectable et intéressant. Le tout est de bien amener la relation, et d’expliquer ce que les deux se trouvent, même si c’est par des suppositions des autres parce que le couple semble étrange. Montrez la vie de tous les jours, les petits arrangements tacites, la complicité, les disputes pour avoir la télécommande, explorez les sentiments ! S’il s’agit de frères et sœurs, débrouillez-vous pour qu’ils ne sortent pas de nulle part. S’ils ont été séparés ou quoi que ce soit, montrez une certaine méfiance entre eux, un amour qui a du mal à s’installer, des tentatives maladroites pour se parler, la crainte de l’autre… Ce n’est pas parce qu’on est du même sang qu’on s’aime.    

Exemple : Cela dit, j’insiste, les relations amoureuses Perso/OC ne sont pas du Mary-Suisme. J’appelle à la barre Kimberley Cassey, une bafouilleuse, une échevelée grossière, une maladroite infirmière fan de courses de voitures. Qui finit avec Near. Ou plutôt qui espère finir avec Near, parce qu’elle attend depuis douze ans qu’il l’autorise à l’embrasser. Elle l’admire parce qu’il est intelligent, qu’elle le trouve beau à sa manière, et a un léger syndrome de Stockholm à cause de trop de caméras de surveillance. Quant à lui, il trouve sa simplicité reposante, elle ressemble physiquement à Mello, et elle l’intrigue, ce qui est essentiel chez un génie avide de nouveauté.  

Différence : Une Mary-Sue en couple avec un personnage principal le sera du jour au lendemain, sans profondeur des sentiments, et malgré un manque de compatibilité. Un bon OC en couple avec un personnage principal verra la relation stagner, évoluer, et ils finiront ensemble par amour, mais aussi parce que leurs personnalités le permettent.   

  - Le self-insert  

Le self-insert, c’est lorsque l’OC est en gros une reproduction de l’auteur (les gens confondent souvent cette notion avec un type plus particulier, où l’OC ressemblant à l’auteur atterrit sous des prétextes plus ou moins fallacieux dans le monde de l’œuvre, ici, Death Note). Cela peut donner lieu au meilleur comme au pire. Nous parlerons ici du self-insert et de l’insert tout court, avec des personnes de la vie réelle. Contrairement à ce que pense 99 % de la population des fanfictionneurs, l’OC n’est pas forcément une Mary-Sue dans ce cas. C’est rare, c’est extrêmement rare, mais il arrive que ce soit un bon personnage.  Dans quelles circonstances ? Dans celles, encore une fois, ou l’auteure prend à bras le corps la notion de self-insert et l’explore à fond. C’est-à-dire qu’elle tente véritablement de reconstruire sa personnalité, qualités et défauts compris. Ces OC peuvent être les meilleurs ou les pires. Les pires lorsque l’auteur n’a aucun sens de l’autocritique. Les meilleurs parce que, comme je l’ai dit plus tôt, aucun auteur si génial soit-il ne peut reconstituer la complexité d’un être humain. Alors, quoi de plus fidèle que de se baser sur la personnalité déjà existante d’un véritable être humain, en le retranscrivant fidèlement ? Et si l’OC débarque d’un autre univers, on doit avoir une explication non-seulement logique et innovante, mais aussi reliée à tout le reste de la fic. Parce qu’il y aura forcément des répercutions, eh oh.  

Différence : Une Mary-Sue self-insert représente tout ce que l’auteur aimerait être. Un bon OC self-insert représente tout ce que l’auteur est véritablement.    

Exemples :  Death Note Reload de Patte de velours présente un magnifique exemple d’insert, même si Papatte dit, je cite, que l’OC est fait pour être l’alter-ego de l’auteur, non le sien. L’héroïne tourne d’ailleurs la situation en dérision, en avouant s’être imaginée aller secourir L au moment crucial sous des traits évoquant les magical girls.  

Death File. Emily et Kimberley ont été inspirées de personnes réelles. Kimberley a beaucoup dérivé de son inspiratrice. A chaque fois que je lui rajoutais une qualité que la personne n’avait pas, je lui rajoutais aussi un défaut qu’elle n’avait pas, pour équilibrer. Au final, elle est devenue indépendante. Emily, en revanche, ne présente que peu de différences, pour le moment, avec la vraie Emily. Du moins, au niveau de ce qu’elle laisse paraître. Divergences : la Emily fictionnelle est bonne au taekwando, pas l’autre. En revanche, l’Emily réelle écrit de très beaux poèmes, ce qui n’est pas le cas du personnage. Emily, telle que je la vois dans la fic, a un style très télégraphique. L’Emily fictionnelle est bonne infirmière, mais sa voiture est un tas de ferraille qu’elle ne sait pas réparer, l’Emily véritable se fait tout le temps des bleus, mais étudie dans la mécanique (et d’ailleurs, comme j’aime à le répéter avec fierté, elle est une des meilleures de sa classe). A bien y regarder, si je prends tout en compte, l’Emily réelle a beaucoup plus de qualités que la fictionnelle. A choisir entre les deux, il n’y a pas de doute, je prends la Mimi de chair et de sang. On m’a dit une fois que son personnage était assez caricatural dans The Storm. C’est aussi quelque chose qui m’a fait rire jaune. La preuve que la réalité dépasse la fiction. Les deux Emily présentent exactement la même façade au monde extérieur. Toujours souriante et joyeuse, la vraie Emily est ainsi. Même lorsqu’on la connaît bien. Les deux, réelle ou fictionnelle, ont un passé douloureux qu’elles cachent par le sourire. Donc vous repasserez pour la caricature.  

La Mary-Sue et les OC, partie 2

Classé dans : Non classé — mauguine @ 19:03

3- Halte à la discrimination des OC !  

A)    Définition basique.   Commençons par le commencement. Quelle est, concrètement, la différence entre un OC et une Mary-Sue ? Vous imaginez que c’est simple, ça l’est, mais il y a parfois des nuances que les lecteurs de fics feraient bien de retenir avant de râler. Ici, je donnerai les points les plus flagrants, qui seront nuancés par la suite.  Une Mary-Sue est parfaite. C’est un personnage plat, sans consistance. Globalement, elle ne ressemble pas à un véritable être humain. Je dis « ressemble », parce que bien sûr, il est impossible de créer des personnages aussi complexes que des humains. Mais un OC réussi y ressemblera. Il aura des défauts, un passé qui le conditionne, des habitudes, des regrets, des projets, des peurs, des rêves, des défauts, des qualités. Un personnage auquel on peut réellement s’attacher, avec des relents d’authenticité.  

B)     Les qualités des OC  

J’insiste sur le dernier point, les qualités données aux OC, parce que ça m’horripile. Les gens ont tendance à penser que dès que l’OC a une qualité, c’est une Mary-Sue. Mais soyons un peu sérieux : tout le monde a un domaine de prédilection, ne serait-ce qu’une matière forte à l’école ou même une collection de timbres Suisses de 1887 à 1990. Même ceux qui me reviewent en protestant, ils considèrent avoir un chouïa de talent dans l’écriture. Donc les OC PEUVENT et même DOIVENT avoir des qualités, parce que tout le monde en a, et que ça contribue AUSSI à créer un bon personnage. J’ai un jour lu une fic avec une anti-Mary-Sue. Croyez-le ou non, c’était encore plus insupportable que la fille parfaite. Je vous jure. Trop de défauts, c’est à vomir. N’ayez PAS PEUR de donner des qualités à vos OC, au contraire. Moi, un geignard nul en tout, ça ne m’intéresse pas, fanfic ou roman. 

Cette critique du « il a des qualités, berk ! » adressée aux OC est d’autant plus agaçante dans les fanfics de Death Note. Parce que Death Note, c’est quoi ? Une bataille entre génies à la perfection crispante. Admettons-le. Si l’on veut que l’OC tienne une vraie place dans la fic (je parle dans le cas d’une fic assez longue, où l’OC est destiné à prendre place dans le combat entre les forces de Kira ou de L), il faut qu’il ait quelque chose de spécial, ou il se fera écrabouiller dans la minute parce qu’il aura eu le malheur de se retrouver sous la chaussure de L ou de Light pendant qu’ils se flanquent des coups de pieds. Et quand je dis écrabouiller, les dits L et Light ne le remarqueront même pas, ne serait-ce que pour demander « Watari, nettoyez cette tâche sous ma semelle, ça colle ». 

Je n’exagère pas en disant que l’OC soit quelqu’un de spécial et d’intéressant est une NECESSITE. Sinon, pourquoi diable écrire sur lui ? Dans DN cette nécessité est encore plus flagrante à cause de la perfection des génies déjà en place. Pour que l’OC ait une chance, il doit avoir des qualités, et même des qualités plus importantes que celles qu’on trouvera chez la moyenne des OC. Mettez une personne de notre monde, une personne tout à fait normale dans ce bazar, elle ne survit pas quarante secondes, le temps que Light écrive son nom. Mais je peux en faire une généralité. Mettez un Moldu entre Harry et Voldy durant la bataille de Poudlard, paf ! Ça fait du chocapi… Bon, j’arrête de délirer, mais le principe est là. A moins que le Moldu en question ait quelque chose de spécial, justement pour s’être retrouvé là, et dans ce cas, on en revient toujours au même. A part dans les Nouveaux-Romans, je n’ai pas envie de lire des personnages sans histoire. Très concrètement, ça me barbe. 

Ainsi, les OC de Death Note plus que tout autres doivent avoir des qualités au-dessus de la moyenne pour tenir face aux mastodontes qui s’affrontent, ne serait-ce que pour les épauler en apportant un café. Même le personnage le plus minuscule de Death Note a quelque chose d’hors du commun. Sayu, par exemple. Elle se fait kidnapper et elle joue les figurantes, certes, mais elle est la fille d’un chef de police avec assez de grade pour assister aux réunions d’Interpol. Elle est la sœur de Light, le plus grand criminel que la Terre ait porté. Ah, et accessoirement, elle devient très belle par la suite, remarquée en cela par Matsuda. Et tout le monde est prêt à tout pour sauver/capturer la demoiselle en détresse ; la mafia et Mello, la police japonaise… Voilà pour les origines mystérieuses et les épreuves difficiles de la vie, typiquement Mary-Suesques. Tout le monde la trouve nulle dans DN, en comparaison des génies, mais mettez une fille comme ça dans votre vie quotidienne, vous allez vite l’appeler Mary-Sue, non ? 

Mais vous allez me dire, « Sayu ne compte pas, elle ne joue pas vraiment un rôle dans l’enquête et tu nous parlais de ceux qui intervenaient directement ». Eh bien, Matsuda lui-même est doté de qualités hors du commun, même pour un flic, et malgré le fait qu’il soit censé représenter le lecteur partagé entre les idéologies. Non, je n’ai rien fumé. J’ai toujours trouvé agaçant que les gens oublient les talents de Matsuda. Il a quand même battu des records de vitesse d’improvisation en se retrouvant pris la main dans le sac chez Yotsuba. Il a un très grand courage, lorsqu’il se propose pour montrer son visage dans la fausse émission de Sakura TV, ou bien tape son nom pour faire croire qu’il est L. Il joue la comédie et fait semblant d’être ivre, tout en montant sur le rebord du balcon et y marchant sur les mains. Et il se laisse tomber sans sourciller du haut de plusieurs dizaines d’étages, malgré le risque de se fracasser la tête en loupant les matelas. Je termine par le plus flagrant : il tire pile dans le poignet de Light lorsque celui-ci est sur le point de tuer Near. Les flics apprennent à bien tirer, certes, mais là, ça montre qu’il est extrêmement doué. 

Même Matsuda est exceptionnel en son genre, donc ne venez pas me dire qu’on ne peut pas faire d’OC ayant des dons hors du commun sans qu’ils ne soient des Mary-Sue. En plus, je vous signale que les gens exceptionnels, c’est rare certes, mais ça existe dans la vraie vie. Pourquoi les bannir à tout prix, s’ils ont une complexité, se remettent en question ou échouent, par exemple ? Différence : Une Mary-Sue sera parfaite. Donc sans défauts. Un OC sera « juste » exceptionnel. C’est-à-dire intéressant, mais avec défauts. Je vous livre à présent un de mes plus beaux fous-rires nerveux. On m’a reproché un jour, hors-review, d’avoir des OC plats et sans consistance. Qu’ils avaient trop de qualités. Pour info, c’était ceux de Death File. Pourquoi j’ai pris un fou-rire ? Eh bien, parce que ce commentaire s’adressait à une fic sur Death Note. Vous ne comprenez sans doute pas, je développe donc.  

Prenez Light Yagami. Une définition du personnage : beau comme un dieu (jeux de mots, vous me perdrez), une des personnes les plus intelligentes au monde, premier à tous les examens, capable d’effrayer un Shinigami, sportif et champion de tennis que tout le monde vient admirer sur le terrain, détenteur d’un pouvoir surpuissant, toutes les filles à ses pieds mais s’en fichant royalement, une famille parfaite et une double identité (étudiant modèle et horrible criminel psychopathe). Les regrets, les remords ? Il ne connait pas. Les questions existentielles sur le fait de tuer ? Deux cases dans le manga, deux, et même pas une minute dans l’anime (le reste, ce ne sont que justifications alors qu’il est déjà convaincu. Justifications dignes d’un enfant, et encore, un enfant éprouverait de la pitié envers ses victimes). La cohérence ? Boarf, il a été élevé toute sa vie en s’entendant dire que tuer était mal, mais il trucide des millions de personnes. Il passe des semaines enchaîné à L, à pourchasser Kira, mais il se pose zéro question en retrouvant sa mémoire. Les sentiments envers les autres ? Pf, pourquoi s’en embarrasser ? Aucun scrupule à utiliser Misa, sauf lorsqu’il récupère ses souvenirs. Et encore, c’est dû à son éducation, il copie son père. A peine un tressaillement lorsqu’il songe qu’il va devoir tuer sa sœur. La profondeur ? Bof, bof, pas primordial, n’est-ce pas ? Soit il est fou et hideux, soit il est parfait. Bon. Maintenant, sincèrement dites-moi.  

Où elle est la profondeur psychologique, chez Light ? 

Vous trouvez pas que ça ressemble fichtrement à un Gary-Tsu, ça ? 

 Voilà, ça, c’est un truc qui m’énerve. Qu’on ose me dire que mes OC sont trop parfaits ou superficiels, alors que le héros du manga est là pour tenir la comparaison. Même dans leurs rêves les plus fous, les auteurs de fanfics n’oseraient pas introduire un Gary-Tsu comme Light dans les fanfics de n’importe quel fandom, de peur de se faire lyncher. Et après, c’est à moi qu’on dit que mes OC manquent de profondeur psychologique. Wow.  

Exemple : Gray était particulièrement visé par le commentaire sur le manque de profondeur des persos. Là, euh, navrée mais j’ai du mal à comprendre. Je veux bien croire que certains OC soulèvent des avis mitigés, parce que je cache volontairement une partie de leur caractère pour la suite et que ça leur donne des allures d’un seul bloc, mais Gray ? On parle bien du même Gray, celui qui ne dit pas trois mots sans bafouiller, est scotché à sa mère à dix-huit ans, puceau et avec deux bisous sur le coin des lèvres au compteur (hum, désolée, Gray), nul en technologie, tout petit pour son âge, nettement moins intelligent que les Wammy’s Boys malgré sa précocité, dénigré par Near, rongé par les remords, souhaitant désespérément prouver qu’il est davantage qu’un timide naïf et niais, à crises psychotiques légères et douloureuses, et avec tendances à avoir des sursauts d’énervement et de fierté pour prouver qu’il est davantage que tout ça ?  Certes, il est très bon en gym, excellent même. Sa démonstration dans le chapitre deux est très prononcée. Mais c’est fait exprès, pour soulever des questions. Au cas où vous ne l’auriez pas encore remarqué, la fic est classée « Mystery ». Oh, et au fait, Gray se croûte misérablement le nez en plein sur la poutre un peu plus tard, et il se casse à moitié la gueule devant Near. On repassera pour la perfection. Il est plus intelligent que la moyenne, mais pas autant que les orphelins (Dieu du ciel, Near le dit au moins trois fois !) Comparez-le donc à Light, qui non-seulement était un des meilleurs joueurs de tennis de son âge au Japon, mais aussi une des personnes les plus intelligentes au monde. Gray se ferait laminer face à lui ! 

Après, on peut me ressortir l’étrangeté (oh, il flotte dans les airs, a un poids d’anorexique et entend des voix !). Attendez un peu, et vous verrez que Gray n’est pas le plus étrange. C’est juste qu’il est celui chez qui c’est le plus visible. Near, Lucian et Elio sont dix fois pires dans le genre. On peut aussi me sortir les origines familiales. Fils de Naomi et Beyond. Mais je vais rire au nez de celui qui va me dire ça. D’abord, je vous prie de vous référer aux paragraphes du dessus concernant Sayu. Et L, pendant qu’on y est, avec ses origiiiiines myyyystérieuuuses. Encore une fois, les plus côtés niveau origines bizarres, ce seront des persos du manga. Je n’en dis pas plus. Ah, et on peut me ressortir l’ébauche de double-personnalité (la voiiiiiix).

Sauf que, ah, ce n’est pas une double-personnalité. Et je vous renvoie une nouvelle fois à la double-identité de méchant de dessin-animé de Light, qui a fait bien pire. Bref. Le petit coup de gueule de l’auteur qui en a marre qu’on prenne Gray pour un Gary-Tsu. Il adorerait en être un, le pauvre. Il serait grand, baraqué, confiant, bourré de pouvoirs et de trophées de gym, capable de tenir tête à Near, et sauterait sur Natasha sans plus de complexes. Je crois que c’est surtout le dernier point qui l’intéresserait.  

C)    La place des OC  

Un autre point, la place que tiennent quantitativement les OC dans les fanfics. Parfois, on reproche aux auteurs d’inclure des OC sur le long terme. Mais il y a un truc qui m’échappe. J’ai vraiment du mal à comprendre la logique de ce raisonnement : 

 - Les lecteurs craignent le manque de complexité des OC, arguant que ce sont des Mary-Sue. 

- Mais ils reprochent que les OC restent trop longtemps. 

 - Or, pour créer un personnage crédible, l’auteur a besoin de temps pour le présenter au lecteur et le faire évoluer. 

Voilà donc ma question, si quelqu’un peut m’expliquer… Comment voulez-vous qu’on créé un personnage complexe sans lui laisser un peu de place pour montrer les différentes facettes de sa personnalité et son évolution ? Tout ça pour dire : n’ayez pas peur de prolonger le temps de passage de votre OC. Si on vous reproche le manque de profondeur, plutôt que de le supprimer et laisser un souvenir amer, tentez de le creuser davantage et explorez son mental et ses réactions plus longuement. Mettez-le face à des situations nouvelles, extrêmes, afin de l’éprouver ou de changer radicalement un trait de caractère peu subtile. Approfondissez sa réflexion.  Ne coupez pas les scènes de vos OC. C’est le mal. Cela rendra la situation encore pire, pour les lecteurs qui râlent et pour vous qui vous réprimez. 

(nouvelle coupe, je DETESTE ce blog)

« La Mary-Sue et les OC » ou « Le cheval de bataille de Mauguine »

Classé dans : Non classé — mauguine @ 18:59

Prologue : Mary-Sue ! Mary-Sue !  

Mes chers amis, bonjour, bonsoir. Aujourd’hui, nous allons nous pencher sur un thème cher au cœur de tous les fanfictionneurs, qu’ils soient doués ou non, qu’ils l’apprécient ou l’exècrent, qu’ils l’utilisent dans leurs, hum, leurs œuvres, ou le traquent sans répit à coups de reviews assassines, j’ai nommé… La Mary-Sue !  Pour les quelques bienheureux qui n’auraient encore jamais entendu ce terme, je vous rassure. Si vous êtes tout nouveaux dans la fanfiction, c’est parfaitement normal, ce mot de connaisseurs est utilisé pour désigner un phénomène bien spécifique. Fuyez vite avant que je n’entache votre belle innocence. Si vous avez déjà lu ou écrit pas mal de fanfics, mais que ça ne vous dit rien, vous allez comprendre assez vite, parce que tout le monde a déjà croisé une Mary-Sue en écumant son fandom à la recherche de chair fraîche. Ceux qui vomissent à la seule mention du nom, ou sont pris d’une réaction épidermique, je compatis, vous pouvez sauter le paragraphe suivant.  

La Mary-Sue, qu’est-ce que c’est ? (pour paraphraser le Point Culture de Linksthesun, sur Youtube). Eh bien mon ami(e), la Mary-Sue c’est la fille parfaite, aux cheveux-yeux-peau de mille couleurs parfois très surprenantes, qui possède un familier-licorne-croisé-dragon, c’est l’héritière d’une famille extraordinaire, demi-ange-déesse-vampire-loup-garou-semi-remorque (ça, c’était piqué à Anders et Greengrin), qui se tape tous les personnages principaux sexys, a une réplique mordante qui les laisse tous pantois, orpheline ou au passé sombre et tragique, qui se mutile à cause de trop nombreux coups du sort (parfois), est une self-insert de l’auteur, c’est-à-dire ce qu’elle rêverait d’être (souvent), s’habille comme une princesse-poupouffisée (toujours), devient mystérieusement le perso principal de la fic et celui que tout le monde aime, a de supers-pouvoirs, de supers-talents, (aidez-moi, faut que je reprenne ma respiration), a trente-six prénoms du genre de « Raven Bella Kôkia Ange Dark », et, bien sûr, est une élue prophétique. Elle peut être soit un personnage nouveau, soit une fille déjà présente dans l’œuvre mais tournée à la sauce de l’auteur. Son équivalent masculin est le Gary-Tsu, plus rare. Si vous reconnaissez un personnage dans au moins quatre de ces points, c’est une Mary-Sue. L’ennemie mortelle de tout bon auteur de fanfic. 

Je n’apprends pas grand-chose à la plupart d’entre vous. Je ne compte pas dans cet article faire un bashing incessant de la Mary-Sue, d’autres le font suffisamment bien. Je compte bel et bien la fustiger, mais sur un sujet que peu abordent. En effet, la Mary-Sue ne fait pas seulement des dégâts visibles dans notre fandom adoré, elle est bien plus sournoise que cela et créé, même chez ceux qui les détestent, de redoutables lésions : des préjugés. Et voilà mon cheval de bataille. C’est parti.  ATTENTION. Voici quelque chose que personne ne dit, que je ne trouve jamais nulle part. Une distinction essentielle pour moi. Retenez-le bien, si vous m’aimez un peu, ou même souhaitez un peu de joie à cette pauvre auteur de fanfic que je suis. 

LES OC NE SONT PAS TOUS DES MARY-SUE. 

  1- Un OC, qu’est-ce que c’est ? 

Un OC, c’est un personnage étranger à l’œuvre originale, et qui s’intègre à l’univers de la fanfic aux côtés de ceux qui existent déjà. Cas numéro un, pour donner plus de cohérence à l’intrigue, cas numéro deux, pour apporter un nouveau point de vue, cas numéro trois, pour délirer, cas numéro quatre, construire une suite alors que tous les personnages sont morts et qu’il faut de nouvelles têtes (HUM ! On sent que je sais de quoi je parle…). La liste n’est pas exhaustive, bien sûr.  Prenons Harry Potter, fandom le plus fréquenté de tous. Mettons que vous décriviez une journée de Lee Jordan, personnage très secondaire dont on ne sait pas grand-chose. Il va parler avec Fred et George, par exemple. Mais il ne peut pas faire que cela. Vous allez donc créer d’autres personnages d’arrière-plan, par exemple sa mère et son père, pour constituer un quotidien. Ou, autre exemple, vous racontez une enquête de Harry après les années de Poudlard, lorsqu’il devient Auror. Vous avez besoin de le faire interroger quelqu’un pour cerner un suspect, et créez un patron édenté qui lui confiera avoir entendu un cri près de son échoppe entre deux et trois heures du matin. Voilà, ce n’est pas grand-chose, ils sont de passage pour étoffer le personnage principal et ses recherches, mais Mr et Mrs Jordan comme le barman à hygiène dentaire douteuse sont des OC du cas numéro un. 

(Pour nous pencher sur Death Note, mon univers de prédilection, mettons que vous écriviez sur la Wammy’s House, orphelinat de petits génies dont on sait qu’il désigne ses membres par des lettres de l’alphabet. Vous décrivez le quotidien de Mello, par définition hyperactif, charmeur, leader. Vous le faites, entre deux maltraitances de Near et parties de jeux-vidéo avec Matt, discuter brièvement avec une lettre inventée pour retrouver sa tablette de chocolat. Au pif, le porteur de la lettre F (hum HUM !). Eh bien voilà, F est un OC.) 

Cas numéro deux, vous souhaitez apporter un nouveau point de vue aux événements. Par exemple, nous avons suivi la guerre entre Voldemort et Harry du point de vue des protagonistes principaux. Mais qu’en est-il des élèves terrorisés de Poudlard, des Mangemorts fraîchement recrutés, des résistants du Ministère de la magie, ou même des Rafleurs ? Raconter les choses du point de vue de personnages ignorés, qui n’ont quasiment pas d’importance dans le combat final, est intéressant. On retiendra le très bon Journal d’un Poufsouffle, qui se moque des à-priori à la fois des élèves de Poudlard sur cette maison, et de ceux des auteurs de fanfic qui ont tendance à la négliger. Tout est raconté du point de vue d’OC Poufsouffle « insignifiants », et les affres de ce cher Harry sont ignorées. Pour montrer le quotidien de Poudlard, c’est idéal.  Du côté de Death Note, vous pouvez avoir envie (non, en fait c’est moi qui parle, là, j’aimerais beaucoup lire ça) de mettre en scène des criminels terrorisés par Kira, ou une résistance qui s’organise… 

Cas numéro trois, le délire. On a le droit aussi. Ce n’est pas Mary-Suesque tant que l’auteur ne se prend pas au sérieux (quand même, je souligne quelques limites évidentes : s’il vous plaît, les gens, PAS de private jokes sur un site publique, ni de langage SMS sous prétexte que c’est « pour rire, lol, mdr » ni de petites étoiles pour indiquer qui parle, ou de langage théâtral, sauf si c’est une vraie pièce de théâtre). J’ai souvenir d’une fanfic très drôle dans le fandom Eragon où l’auteur mettait en scène des fangirls bavantes et criantes de vérité (dans le sens littéral, parfois), décidées à se jeter sur Murtagh. 

Cas numéro quatre, les suites. Dans Harry Potter, vous avez certes de nombreux prénoms qui forment la génération suivante, les progénitures de nos héros. Mais ils sont si peu caractérisés dans la saga que ce sont quasiment des OC : vous devez inventer leur personnalité presque intégralement. Ou alors créer des camarades de classe et des professeurs pour remplir les quotas d’élèves de Poudlard. Dans Death Note, c’est simple, ils sont presque tous morts à la fin. Si vous avez envie d’une nouvelle chasse au Kira, il faut au moins créer un nouveau détenteur du cahier. Par exemple *tousse, tousse*, la fanfic Death File *tousse, tousse*. A moins que vous ne changiez ça en huis-clos entre la police japonaise, le SPK et Near, qui se soupçonnent tous entre eux… Tiens, ça pourrait être cool.  

 2- Les lecteurs et les OC 

C’est bien triste, mais la majorité des lecteurs de fanfics assimilent OC et Mary-Sue. On m’a dit plusieurs fois : « Je ne lirai pas Death File, parce qu’il va y avoir des OC », ou bien « Au départ, je ne voulais pas lire Death File, parce qu’il y avait des OC ». C’est en général pour trois raisons :     

- Un, le lecteur veut uniquement lire sur les personnages qu’il connaît déjà. 

 - Deux, il considère que les OC n’ont rien à faire dans une fanfic, parce que sinon, autant écrire une œuvre originale.  

- Trois, il a peur que les OC soient tous des Mary-Sue. 

 Pour moi, la première est la seule bonne raison des trois. Chacun ses goûts, après tout.  La deuxième, en revanche, je ne suis pas du tout d’accord. C’est très personnel, mais je trouve qu’il est beaucoup, beaucoup plus compliqué d’écrire une œuvre originale qu’une fanfiction. Cela ne veut PAS dire que les fanfictions sont de moindre qualité. J’ai lu des fanfics meilleures que l’œuvre dont elles étaient issues. Simplement, je trouve un peu facile de dire « t’as qu’à écrire un truc complètement à toi au lieu de mettre tes personnages ! ». C’est un peu la même réflexion (en négatif) que le chouette compliment : « J’adore ta fic, tu devrais changer les noms et en faire un livre, tu serais publié ! ». Parce que, et j’ai constaté que c’était le cas d’autres auteurs de fanfic, c’est hélas plus simple à dire qu’à faire. Ne serait-ce que changer les noms. Je me souviens d’une très longue fanfic sur les Chevaliers du Zodiac. On disait à l’auteur qu’elle devrait la changer en roman, mais elle répondait (bon, je n’arrive pas à retrouver la citation exacte, mais c’était l’essence du propos) : « Mais tu vois, quand j’écris sur Angelo en tant qu’Angelo, je le vois vraiment dans ma tête. Si je le renommais Gérard, même si je visualisais toujours le personnage d’origine, j’écrirais sur Gérard et plus sur Angelo. Et moi, c’est Angelo qui m’intéresse, pas Gérard. »  C’est exactement mon propre ressenti. J’ai songé très sérieusement, fut un temps, à changer The Storm en histoire originale. Mais j’ai vite constaté que c’était impossible. C’était sur Matt et Mello que je voulais écrire, pas sur Michael et Matthew (je donne des noms au pif). Dans The Storm, je présentais ma version des personnages, mais je ne pouvais prétendre qu’il s’agissait de mes OC sans avoir une impression de trahison. Pour moi, il y a plagiat si je garde noms et physique. Et si je ne les garde pas, ce n’est plus l’histoire que je veux raconter.  Revenons à la réflexion « Tu n’as qu’à écrire une originale ». Bon, je l’ai déjà dit, mais écrire une originale, c’est très, très difficile. Ne serait-ce que pour se « désintoxiquer » de la fanfic. Donc les gens qui disent « tu n’as qu’à » ne savent pas de quoi ils parlent, point à la ligne.   J’ai déjà eu des commentaires me demandant l’utilité des OC, et pourquoi on ne se recentrait pas sur les personnages principaux. J’ai envie de dire quelque chose : oui, la fanfic, c’est sérieux. Oui, il peut avoir d’excellents auteurs de fanfic, plus dignes des prix de littérature que nombre d’écrivains reconnus. MAIS la fanfic, c’est fait aussi pour se détendre. Pour rire. Il ne faut pas devenir complètement paranoïaque ou coincé, non-plus. L’univers d’un fandom ne tient pas seulement à ses personnages, mais aussi à une logique, une atmosphère. Et la fanfic, par définition, c’est s’amuser et travailler en mettant en scène des situations qu’on aurait aimé lire nous-mêmes dans l’œuvre… Alors tant qu’il reste une cohérence par rapport à l’œuvre, ne serait-ce que la lutte Near/Light en arrière-plan pendant que deux OC américains se posent des questions sur la future décision du président des Etats-Unis quant à Kira… Pour moi, c’est de la fanfic. Ecrire en hommage à une œuvre que l’on aime, en y insérant un peu de nous-mêmes, c’est de la fanfic. 

D’ailleurs, excusez-moi, mais les personnages du fandom que nous faisons évoluer sont des OC eux-aussi, d’une certaine manière, puisque ce n’est pas leur caractère d’origine qui est montré, mais bien celui que nous percevons selon notre propre sensibilité. Qu’on fasse des reproches sur des OC qui restent fidèles à eux-mêmes alors que certains persos de l’œuvre sont massacrés sans que personne ne lève le petit doigt, ça me fait toujours doucement rigoler. Mais reprenons.  Troisième cas, le plus dramatique, qui pousse le lecteur à fuir la mention « OC » : il associe OC et Mary-Sue. Et ça, je ne peux pas cautionner. Voici le cri du cœur d’une fanfictionneuse excédée, auteure de deux fics contenant de nombreux OC, et qui haïra à jamais les Mary-Sue pour avoir dégradé la réputation des Original Characters. Et accessoirement, quelques petits conseils pour éviter la MS, parce que j’en ai assez des tests prémâchés qui induisent tout le monde en erreur.  (Article coupé pour cause de blog insupportable et bousillant la mise en page)

27 décembre, 2010

Noms et prénoms, ou « Comment un auteur en vient à faire des tentatives de suicide en avalant ses stylos-plumes »

Classé dans : Non classé — mauguine @ 17:10

Ceci est seulement la première partie de l’article. La seconde donnera la liste des enfants de la Wammy’s House, et je n’ai pas eu le temps de tout mettre au point. Je chipote encore sur un ou deux noms. En attendant, voilà la liste des personnages principaux et de quelques autres qui apparaissent dans mes fics. Mesdames et messieurs, voici le cauchemar des auteurs, la terreur des écrivains, le premier déclencheur du syndrome de la page blanche… Le choix du nom ! 

Natasha Storm. 

Je me souviens très bien de comment m’est venu son prénom. Plusieurs mois avant l’écriture du chapitre où elle intervient pour la première fois, j’étais tombée sur une fanfiction (fandom Pirates des Caraïbes) qui avait comme titre « Natasha ». La femme décrite par son auteur m’avait fascinée par son côté très sauvage et très dur. Et j’aimais énormément la sonorité du mot. Je l’avais retenu, puis oublié dans une sorte de brume provisoire. 

Est ensuite venu le moment d’écrire l’arrivée de la petite fille dans l’Entre-deux-mondes, au sujet de laquelle j’avais très longuement hésité. Je savais que si elle apparaissait à cet endroit, elle reviendrait obligatoirement à la fin. Jusqu’à là, j’avais gardé une porte de sortie, et à présent, je devais décider. La vie ou la mort pour Matt et Mello ? C’est dans ce chapitre que tout se joue, puisque L évoque cette fameuse règle d’exception aux pouvoirs du Death Note. 

Bref. La petite fille est apparue, et j’y suis totalement allée au feeling pour sa personnalité, guidée par l’idée qu’elle avait une certaine ressemblance avec Mello, et par le fait qu’elle n’avait que six ans et qu’elle ne pouvait pas totalement être odieuse. Le prénom m’est venu très vite, ressurgissant après plusieurs semaines de ressassement. Elle était Natasha, et ne s’est jamais appelée que comme ça. 

Anecdote, il est arrivé la même chose au moment de choisir le prénom de Joshua, son frère aîné. Dans The Storm, il n’était qu’une entité vaguement existante, mort jeune, qui servait à Natasha pour culpabiliser Mello. Dans Death File, j’avais besoin de mettre un peu de relief dans la description de l’entourage et de la vie de Natasha. J’ai donc réutilisé le fameux grand-frère. Son nom aussi a été dégoté dans une fanfiction, de D Gray Man cette fois. Ledit personnage n’avait strictement rien à voir avec Joshua Storm, mais son nom m’avait tapé dans l’œil, si on peut dire. Le caractère de l’OC est venu facilement sous ma plume, sans que je ne m’y attende. Natasha et lui sont frères et sœurs par là aussi. Et puis il y a des sonorités semblables dans leurs prénoms, celle du « sh » et du « a ». 

Pour le nom de famille de Natasha, il a toujours été assez évident. Je savais qu’un des personnages porterait ce nom, sinon, j’aurai simplement appelé la fic « L’orage », sans anglicisme XD (je plaide coupable pour Three Tears, c’est juste parce que ça sonnait mieux à l’oreille). Storm. Un orage c’est beau et dangereux. L’air est lourd, presque collant. Cela m’évoque l’aspect assez sensuel de Natasha. 

Gray Misora 

Je ne peux pas encore tout vous dire sur le choix de son prénom sous peine de vous spoiler, mais maintenant que certaines choses sur sa filiation sont plus ou moins mises au clair, je peux en révéler un peu plus. 

Le nom de Gray, contrairement à celui de Natasha, a été un calvaire à trouver. Celui auquel j’ai pensé en premier lieu, c’était « Ryûzaki ». Je voulais jouer sur le flou de ses origines, et au fait qu’il ressemble un peu à L sur certains points. Pour confondre le lecteur et le faire douter. De plus, c’était également le pseudonyme qu’avait adopté Beyond pour l’affaire des meurtres en série de LA, même si les gens l’associent généralement tout de suite à L. J’ai vite abandonné l’idée pour deux raisons. La première est que Gray s’est très vite distingué physiquement de L. La deuxième est que les lecteurs risquaient d’être vite paumés dans toutes ces histoires de prénoms et de générations. Trop de répétitions tuent le petit plaisir des clins d’œil.   

Ensuite, j’ai songé à Kinnori, qui signifie « La loi dorée » en japonais, en référence à cette loi du Death Note qui avait sauvé Naomi de la mort parce qu’elle portait Gray en elle. Les sonorités m’attiraient aussi. Mais je trouvais qu’en portant ce prénom, il s’éloignait trop de la ligne directrice que j’aurai souhaité lui donner. Mine de rien, appeler un personnage d’une manière ou d’une autre, c’est très important pour son évolution. Car après tout, à quoi tient le personnage, cet être de papier entièrement imaginaire ? Son nom est en quelque sorte son unique représentation ou manifestation physique. En bref, cela ne lui allait pas. J’ai d’ailleurs fini par trouver le bon porteur du prénom Kinnori, un peu plus tard, mais ceci est une autre histoire. 

Pour en revenir à Gray, j’étais désespérée. Rien ne lui allait. J’ai réclamé les livres de ma mère sur les prénoms, ceux qu’elle avait utilisés pour trouver le mien et celui de mon petit frère. Rien, nada. En désespoir de cause, j’ai songé à des prénoms américains, puisque Naomi et Raye étaient tous deux installés aux USA et souhaitaient y rester après leur mariage. Après en avoir passé quelques uns en revue, j’ai renoncé. J’ai essayé « Raye », tout simplement, mais Naomi n’avait tout de même pas assez de culpabilité ou de tristesse en elle pour donner ce prénom à son fils. C’était juste hors de question qu’elle lui « refourgue » le prénom d’un mort, qui plus est véhiculant autant de lourdeur et de mauvais souvenirs. Je n’aimais pas l’idée. Et je voulais qu’il ait une personnalité bien à lui (une autre raison pour laquelle j’avais écarté le prénom Ryûzaki). Je souhaitais également une chute pour le lecteur lorsqu’il apprendrait qui était la mère du garçon dans le deuxième chapitre. Simple plaisir d’auteur sadique, mais certains ont plongé la tête la première XD. 

Le déclic s’est néanmoins produit à partir de là. J’avais feuilleté le manga Fairy Tail, qui ne m’avait pas vraiment plu par ailleurs. Mais en voyant qu’un des personnages s’appelait Grey, ça m’a frappée. « Gray » (avec un a, s’il vous plaît), c’était assez proche des consonances de Raye, mais pourtant différent. Au niveau du sens, vous pouvez facilement deviner quels sont les liens de ce prénom avec Beyond, au moment où Naomi retrouve ses souvenirs. Le blanc, Naomi, le noir, Beyond. Gray, le gris… La peau pâle de Naomi et ses cheveux noirs. La personnalité de Gray en constant conflit, tantôt maladivement timide, tantôt féroce, une petite souris timide mais un très bon gymnaste. Et puis, ça coulait tout simplement bien avec son nom de famille. Après tant de déboires, j’avais enfin trouvé ! 

Et en plus, il y a une autre et dernière raison pour ce choix de prénom, que vous pouvez deviner si vous avez été très, très attentif jusqu’à maintenant, et continuez à l’être dans les prochains chapitres. Mais vous n’aurez le fin mot que dans la troisième partie de Death File^^. 

E.J. Nathan 

Ce cher Nathan. Au début, il n’était pas censé être très important dans la fanfic, puis il a pris de la place. Je me suis donc basée sur le feeling pur pour choisir son prénom (heureusement, car quand on sait l’importance qu’il a dans les fics à présent, j’aurais attrapé un sacré mal de crâne par souci de perfectionnisme). E et J, ses initiales, pour Edward et John, prénoms bien « british » qu’il déteste résolument. Il met un point d’honneur à ne se faire appeler que par son nom de famille, qui est d’ailleurs bien pratique pour cela puisque ressemblant à un prénom. 

Certaines d’entre vous connaissent déjà l’anecdote de ce choix. A l’époque de Storm, au tout début, je rédigeais d’abord sur papier avant de recopier sur traitement de texte. J’avais un bureau dans un bordel pas possible au moment de rédiger le premier chapitre. Mes devoirs étaient éparpillés de partout, et j’ai laissé mon regard errer sur ce qui se trouvait autour de moi, décidée à prendre toute idée qui se présenterait. Mes yeux sont simplement tombés sur mon manuel de français, éditions Nathan. Ça a fait tilt. Strict, sobre, vieux-jeu comme un manuel scolaire, mais intéressant puisqu’il s’agissait de ma matière préférée. Paf, adjugé vendu. Docteur Nathan, j’aimais bien^^. 

Emily Cross et Kimberley Cassey 

Rien de plus simple pour Emily, étant donné que le personnage est inspirée d’une amie très chère, dont le nom est Emmy. Comme tout le monde a tendance à se tromper et l’appeler Emily, je me suis amusée à reprendre cette version déformée. J’aimais d’ailleurs « Emily » depuis toute petite, version anglaise parce que je préférais cette écriture. Comme mon inspiratrice a des talents de conteuse et qu’elle avait signé une des lettres de son héroïne du moment avec le nom de famille « Cross », j’ai repris celui-là.  Elle a aussi un second prénom, c’est Jane. Sur les papiers importants et les passeports, il est toujours indiqué Emily Jane Cross. Prénoms typiquement anglais, comme Nathan. Y’a pas à chipoter, quand les personnages vivent quelque part, faut que ça fasse couleur locale. Encore un truc que les Mary-Sue n’ont pas saisi. 

Un peu comme Emily, (remarquez que les prénoms des personnages qui s’apprécient sont souvent dégotés de la même manière), le prénom de Kimberley est une rallonge de « Kim », Kim étant la personne dont les crises de mauvaise humeur contre la SNCF ont inspiré Kimberley. Plus exactement, cette personne est plutôt timide dans la vie. Ce sont lesdites crises, la maladresse qui en résultait et le désir lancé haut et clair de savoir conduire pour se passer des transports en commun qui ont inspiré le personnage de Kimba. C’est d’ailleurs durant ces engueulades des contrôleurs qu’est née la réplique désormais culte « Bouddha, tu es Bouddha ! » Lancée par Emmy pour calmer sa congénère. 

 Le prénom Kimberley est américain ou anglais, le prénom Kim, coréen. Les gens ont tendance à confondre et à appeler ladite personne Kimberley, tout comme on pense qu’Emmy est un diminutif à Emily. Une association d’idée qu’elle trouve horripilante. Le personnage étant souvent agaçant lui-même, du moins pour son entourage, ça lui allait bien. 

Pour le nom de famille, j’ai fait complètement au pif, j’avoue. J’opère parfois ainsi pour les noms de famille, je sors un mot sans savoir à l’avance ce que je vais dire. Parfois la sonorité est correcte, parfois tarabiscotée. Là, ça sonnait bien, avec une petite répétition de sons qui n’était pas désagréable, donc j’ai gardé Kimberley Cassey. 

Adriano Fellini 

Il mérite son article, celui-là. J’ai failli le mettre dans la rubrique du dessous, mais il y avait trop de choses sur lui. Mesdames mesdemoiselles et messieurs, en exclusivité mondiale aujourd’hui, le nom complet de ce cher saligaud de mafieux. Je doute que ça intéresse grand-monde, car les rares à s’intéresser au personnage au-delà de sa saloperie d’humeur et de son attitude sournoise savent déjà comment il s’appelle. 

Adriano est un prénom qui me trottait dans la tête depuis une éternité, depuis la période de Milord en fait. Voire avant. Je ne saurais pas lui attribuer une origine particulière. Juste le fait que les prénoms italiens et l’Italie en général m’ont toujours plu, car j’y ai des racines du côté paternel. Bref, j’ai toujours aimé ce prénom. D’ailleurs, dans Milord, à un moment, la mère de Romy dit qu’elle l’aurait appelée ainsi si elle avait été un garçon. 

Autre anecdote, le personnage en lui-même vient de cette misérable case, dans le tome sept de Death Note, où un mafieux demande à Mello pourquoi il veut le cahier et ce qu’un type qui leur a apporté la tête du chef de la mafia peut bien vouloir en faire. Maintenant, Adriano a trouvé son indépendance par rapport au manga et il est même extrêmement probable que je me lance un jour dans une histoire originale sur lui, mais il trouve sa naissance dans cette image-là. Je me suis toujours demandée qui ce type pouvait bien être, alors que franchement, il était quasiment un élément du décor servant à caractériser Mello. Mais ça me tarabustait. Il avait la peau assez mate et je ne sais pas pourquoi, j’ai commencé à lui inventer une histoire. « Ah tiens, lui, il est italien, et il a vécu ça, ça et ça… ». Pensant « italien » j’ai pensé par association d’idée à ce prénom qui me collait depuis toujours, et Adriano était né. 

Fellini, c’était au pif aussi. Je connaissais le nom, c’était passe-partout et ça sonnait italien. De plus, ça allait bien avec Adriano, donc je ne me suis pas posé de questions.  Quand ça marche du premier coup et qu’on n’a pas à se taper la tête contre les murs parce qu’on a la migraine à force de retourner les bouquins et les sites de prénoms, on en profite et on ne demande rien XD. 

Petits trucs liés au personnage : si vous tapez Adriano Fellini dans le moteur de recherche Google, surprise ! Un Adriano Fellini existe réellement, et il est même sur Facebook XD. J’ai d’ailleurs tapé les noms de toute sa famille, et tous sont sur le site. Ça m’a bien fait rigoler. Ensuite, je ne résiste pas à la tentation de vous poster cette analyse de la personnalité du prénom Adriano, trouvée sur internet. Parfois, je m’amuse à trouver les divergences entre le caractère du personnage et ce que dit le site, mais là, franchement, c’était juste énorme. C’était lui à cent pour cent. Comme vous ne le connaissez pas (encore) beaucoup, je recopie les trucs les plus incroyables : 

« Energique et viril, courageux et combatif, Adriano rêve de commander et de diriger. Il est facilement ombrageux, susceptible et agressif, particulièrement lorsqu’il ne maîtrise pas la situation. Rapide et souvent pressé, il est impulsif et irritable. Ses crises de colère sont fréquentes, parfois violentes. Il vise l’obtention d’un pouvoir et, par là même, supporte mal l’autorité des autres. Il se montre entêté, pas toujours de bonne foi et reconnaît difficilement ses torts. » 

« Il a le sens des affaires et les pieds sur terre. En fait, il est plus concret, pratique, physique, que véritablement intellectuel. » 

« Adriano ne sera pas vraiment tenté par les études longues, car son besoin d’action et de réalisation est précoce. Il sera attiré plus particulièrement par des professions où l’action est importante, ou en liaison avec un pouvoir. »  « Il désire conquérir, posséder et sait user, sinon abuser, de son magnétisme. Il aime les exercices physiques, le sport et l’action, lesquels sont nécessaires à son équilibre. En amour, il est passionné, exigeant, jaloux et possessif. » 

« Sa brusquerie, son manque de tolérance et de diplomatie peuvent rebuter plus d’une âme sensible… D’autres considéreront ses attitudes exclusives comme autant de preuves de son attachement et de sa passion. Car, ne vous y trompez pas, Adriano est un tendre, au fond. » 

(Je plussoie TOTALEMENT la dernière phrase, croyez-le ou non XD) 

Et encore, il ne s’agit là que des aspects perceptibles dans Storm. Le reste de l’article est tout aussi vrai. Par curiosité, j’ai également tapé le prénom d’un personnage qui a des liens très forts avec lui, et je suis tombée à la renverse sous l’effet de la crise de rire tant ça collait bien. Ce sont les deux seuls à coller à l’article à cent pour cent. J’ai vraiment bien choisi leurs prénoms. J’avoue que j’en suis assez contente. 

Billy Coach, Alike Anderson, Joe Rets, Dave Gordon, Ryan O’Connor, Fin Aubert… 

Les malheureux incompris, ceux qui sont tués tout de suite ou disparaissent. Les méchants anonymes à peine cités une ou deux fois. On pourrait croire qu’ils sont simplement des noms pris au hasard, mais ils sont bien plus. Adriano en est le meilleur exemple. Destiné à n’être qu’un adversaire pas bien sérieux, il a pris de l’importance à mes yeux. Est ensuite venu Billy Coach, à qui j’ai trouvé une histoire et une vie. Et les autres, bien que moins cités, sont de même des êtres humains que je remercie d’avoir accepté de jouer des rôles si ingrats dans mes histoires. 

Billy Coach est, pour ceux qui ne l’auraient pas retenu, le fameux junkie contre qui Matt livre un combat au tout début de The Storm. Pour avoir une meilleure idée de lui, je vous invite à vous balader sur les Deviantart de Sunli-tct et Dreki-k, qui ont su capter son essence alors que je n’avais présenté de lui qu’un côté sale, méchant et pitoyable. Je ne saurais dire comment son nom m’est venu. C’est un des personnages qui m’apparaissent comme des évidences si totales que je ne me souviens même plus de leurs origines. La première personne à savoir comment il s’appelait fut Dreki. « Billy » a un petit côté « cow-boy » pour moi, ou bien pirate, quelque chose de pas vraiment net, sans doute parce que ça me fait penser à Billy the kid. Il m’évoque aussi quelqu’un d’assez franc et simple, mais aucune idée du pourquoi. Coach, c’est anglais, bien sûr, mais je ne sais absolument pas pourquoi je l’ai choisi comme nom de famille parce que le sens ne colle pas du tout avec sa personnalité. Billy mérite sûrement un article à lui tout seul, tant j’ai fini par m’y attacher, ça sera pour plus tard. Billy était vendeur d’aspirateurs au porte-à-porte, vous le savez déjà, et s’ennuyait abominablement. Il aimait les stands de tir (l’idée m’a été donnée par Dreki) pour l’adrénaline qu’ils lui procuraient. 

Joe Rets, prononcer Retssss s’il vous plaît. Dans la catégorie des méchants qui ne semblent être là que pour le décor, il apparaît encore moins longtemps que Billy. Mais je le connais bien, pourtant. S’il s’appelle Joe, c’est par association d’idées avec Joe Dalton, petit, brun et teigneux, un bandit peu scrupuleux et pas bien intelligent. Joe aime beaucoup la bande dessinée. C’est un collectionneur qui sait très bien de quoi il parle. Il possède beaucoup d’albums de BD, ou du moins il en possédait chez lui. Il a fait une fugue de la maison de ses parents à l’âge de seize ans. C’était un enfant difficile, mais avec du talent pour le dessin, un style vif, nerveux et douloureux. Malheureusement, c’était aussi quelqu’un de très mal dans sa peau et ses planches n’ont pas su le détourner de son mal-être. Il a commencé, un peu comme Billy, à se droguer, et à dealer. Bien sûr, ça a mal terminé. Je ne peux pas encore tout vous dire sur lui. Pour son nom de famille, j’ai tapé un peu n’importe quoi sur mon clavier, l’ordinateur m’a fait une correction automatique qui a donné Rets. J’aimais bien. Et ça donnais une certaine caractérisation au personnage, puisque les rets sont ceux d’un filet, d’un piège dans lequel tombe Natasha. 

Alike Anderson. Sur ce nom là, que dire d’autre que « muhahaha » ? J’en reviens pas que vous creusiez tous à mort des hypothèses complètement farfelues mais passiez à côté des rares indices que je vous laisse^^. Bref. Alike signifie en anglais « comme » dans le sens de « ressemblant ». Je cherchais un prénom dans la lignée de Beyond, un mot anglais qui aurait une sonorité qu’on pourrait rapprocher d’un prénom, tout en percevant que le monde dans lequel on évolue est légèrement différent du nôtre. Je ne peux malheureusement rien dire d’autre sur le choix du nom complet de ce personnage, dont le physique n’est que brièvement évoqué, le nom rapidement expédié sur une page internet, et l’activité décrite par le simple mot de « terroriste ». Sinon, ce serait du spoiler. Je vous avais bien dit que les choses n’étaient pas ce qu’elles semblaient et que le plus petit truc avait son importance, non ? 

Dave Gordon. Le frère de Rod Ross, donc, apparu brièvement dans The Storm et avec qui Adriano s’allie pour faire un sale coup à Matt. Le prénom de ce personnage est venu assez vite. Je cherchais un prénom qui sonne très américain, ce qui a été dégoté en deux secondes. « Gordon », naturellement, parce qu’il est de la famille de Ross dont c’est le véritable nom de famille. Je voulais un personnage proche du mafieux pour pouvoir justifier le fait qu’il ait des informations si importantes. Sinon, le personnage ne revient pas du tout dans Death File ou n’est pas évoqué, contrairement à ceux précédemment cités. Je sais néanmoins qu’il aime beaucoup les chapeaux, un peu comme Doll d’ailleurs. Il a un faible pour les bérets, mais leur préfère encore ce qui couvre bien les oreilles. En effet, il a couvé beaucoup d’otites étant petit, car il n’arrivait pas bien à se moucher. Il enfilait souvent des cagoules, ce qui faisait que sa mère le surnommait affectueusement « son petit bandit », ce qu’il a malheureusement fini par devenir. Il a une admiration mêlée de terreur pour son frère plus âgé que lui. Il a vécu dans une maison qui faisait très « ranch », avec des chevaux et des vaches. Il a fait de l’équitation presque avant de savoir marcher. Il aime beaucoup les chevaux et leur nervosité, et s’est ensuite tourné vers… La course de voiture, eh oui ! Pour garder, même dans la grande ville, la sensation de la vitesse qui le grisait tant. 

Ryan O’Connor. Apparu très brièvement dans Le jour se lève. C’est un homme malade, et conscient de cette maladie qu’est la pédophilie, mais incapable de s’arrêter ou même d’aller demander un traitement. Son prénom vient de « Il faut sauver le soldat Ryan », puisque j’étais à fond dans les titres de films pour cette histoire. « Connor » me faisait penser à Sarah Connor, dans le bien connu Terminator. J’ai rajouté une particule car je voulais un prénom irlandais et celui-là collait. « Connor » signifie en anglais « Wolf kin », soit « apparenté aux loups », ceux-ci étant des prédateurs terrifiants dans l’imaginaire collectif, tout comme il l’est lui. Dévorant les innocentes brebis. Ce mot peut aussi vouloir dire « Lover of Hounds », hounds signifiant « chien ». Il aime énormément les chiens, les gros chiens dangereux, qu’il cajole sans rien pouvoir leur refuser et qui ne lui font jamais de mal, comme s’ils le reconnaissaient en tant que chef de meute. Son design (pas assez décrit dans la fic pour que vous compreniez) évoque d’ailleurs en partie ce côté sauvage. A la fois très classe et trappeur ou braconnier. Pour l’anecdote, il est né dans une voiture, en plein milieu d’un désert. Ses parents s’étaient paumés et le moteur enrayé par une tempête de sable. Sa mère était une chasseuse de serpents, son père un cadre, un homme tout petit, très calme et qui ne s’endormait pas sans sa cravate. En grandissant, Ryan a mixé les deux styles. 

Fin Aubert, le deuxième personnage avec Aiber à suivre Ryan O’connor. « Fin » m’évoquait un personnage très longiline. Il n’est pas du tout décrit individuellement dans LJSL, mais c’est à ça qu’il ressemble. Aubert est venu de je ne sais où, au pif, comme le nom de famille de Joe Rets. Il utilise fréquemment le pseudonyme de Finicky Alley, qui reprend ses initiales. Finicky signifie méticuleux, ce qui est très approprié et Alley évoque les allées sombres qui parsèment son chemin. Il fait un drôle de métier, et c’est un personnage peut-être plus effrayant et étrange que Ryan. Si ce dernier est assez charismatique et se met en avant, Fin est plus dangereux car en retrait. Affaire à suivre. 

Fuchsia  

Son véritable prénom est classé top-secret, tout comme le reste d’ailleurs. J’aimais cette couleur farfelue et éclatante que ma mère porte souvent. Le personnage étant excentrique, je lui ai donné le nom de cette couleur. Ouh là, il n’y a pas grand-chose dans cet article, je vais me faire trucider par cette chère voyante outrée qu’on puisse écrire plus sur des vauriens que sur sa perfection ! ^^’ 

A bientôt pour la suite ! 

13 décembre, 2009

The Storm, un an !

Classé dans : Non classé — mauguine @ 21:51

J’arrive pas à y croire, Th Storm a un an ! Qu’est-ce que ça passe vite… Il y a un an, j’angoissais en attendant mes premières reviews. Et maintenant, il y a tant de gens qui aiment cette fic. Je posterai plus de bonus sur FF.net, mais comme je n’ai pas terminé de les écrire et que je voulais fêter l’événement, je poste la première partie, un épisode de la vie de cette famille… Particulière.

***

Un aéroport, à Londres. Bondé. Des milliers de personnes y circulent sans se regarder, à toute heure du jour et de la nuit, un sandwich visqueux à la main, un air épuisé sur le visage, poussant des chariots ou croulant sous le poids des valises. 

La petite fille de six ans, perdue au milieu de la foule, est terrorisée. 

Elle a un manteau rapiécé, de grands yeux pervenche et des cheveux bruns mal coiffés. Elle est très angoissée, et tourne la tête en tous sens. Elle donne l’impression de chercher quelqu’un, car à chaque fois qu’elle aperçoit un vêtement noir ou rayé, elle tressaute. Mais personne n’est à côté d’elle pour lui tenir la main, pour la rassurer. 

Elle est toute seule, encore une fois. 

De grosses larmes dévalent ses joues. Des larmes de crocodile, aurait dit sa maman. Mais sa maman n’est plus là pour elle. Sa maman est morte. Elle n’est jamais venue la chercher à l’orphelinat, malgré ses sanglots et ses angoisses. La petite fille a bien cru trouver quelqu’un, il y a peu… Quelqu’un pour la rassurer, la câliner, quelqu’un pour la prendre dans ses bras et s’occuper d’elle, des parents qui ne la quitteraient jamais, même s’ils n’étaient pas liés par le sang… Mais elle ne les trouve plus. 

Peut-être l’ont-ils abandonnée, eux-aussi ? On lui a dit, à l’orphelinat, que personne ne voudrait jamais l’adopter. Qu’elle était trop emportée, trop colérique et sardonique. Méchante, méchante petite fille. Sans doute est-ce vrai. Sans doute en ont-ils eu marre. Seule, immobile au milieu des voyageurs qui la heurtent à leur passage, elle pleure. Elle ne marche plus, elle sanglote à s’étouffer, réprimant des appels horrifiés. Son désespoir d’être abandonnée. 

« -- NATASHA ! Oh bon sang, Mihael, ça y est ! Je l’ai ! NATASHA ! » 

Le cri la fait sursauter. Eperdue, elle cherche d’où il provient, se juchant sur la pointe des pieds. Cette voix rauque et bouleversée qu’elle avait tout d’abord méprisée, elle la reconnaîtrait entre mille… Et soudain, ça y est, avant même qu’elle ne se soit rendue compte de quoi que ce soit, des bras chauds l’enlacent et la soulèvent de terre. Le pull à rayures la gratte, mais elle s’y accroche de toutes ses forces, en pleurant de plus belle. Tant pis pour sa fierté. Elle a six ans, qu’on lui laisse au moins cela, cet abandon dans une étreinte. 

« -- Oh bon sang… Oh merde… Natasha… » 

L’homme passe sa main immense sur le crâne de la fillette, en tremblant. 

« -- Ma chérie, la gronde-t-il entre ses propres larmes, il ne faut plus me lâcher la main comme ça ! Nous étions morts d’inquiétude… 

-- ESPECE D’IRRESPONSABLE ! » 

Et à propos de « nous »… Le second inquiet sort de la foule en courant, la foule qui s’écarte devant sa dégaine gothique et la cicatrice impressionnante qui lui dévore une moitié du visage. Ses cheveux blonds volètent furieusement autour de sa tête, une auréole de démon vengeur. Elle se souvient que lui, il lui a fait un peu peur lorsqu’elle l’a rencontré. Une peur, toutefois, qui a été vite effacée par son admiration sans bornes, lorsqu’il l’a prise par la main pour l’emmener loin de l’orphelinat tant détesté. Défiant du regard le monde entier. 

Il a l’air hors de lui et arrache presque la petite des bras de son compagnon. Certains voyageurs se retournent avec un air méfiant, se demandant s’il faut intervenir dans la dispute. Et en effet, on ne peut pas dire que le blond est très discret… 

« -- TU TE RENDS COMPTE DE CE QUI AURAIT PU SE PASSER ?! TOUTE SEULE ! AU MILIEU D’UN AEROPORT ! QUELQU’UN AURAIT PU L’ENLEVER ! IL AURAIT PU LUI ARRIVER N’IMPORTE QUOI ! ELLE A SIX ANS, MAIL !! 

-- Je suis désolé ! Bafouille le dénommé Mail, penaud, en se protégeant la tête des bras. J’ai relâché mon attention une seconde et… 

-- UNE SECONDE, ÇA T’A SUFFIT POUR LA PERDRE ! 

-- Ne dramatise pas ! S’énerve Mail. On l’a retrouvée !  

-- Heureusement pour toi ! Persiffle Mihael, ses yeux se rétrécissant pour devenir deux fentes bleues et menaçantes. HEUREUSEMENT… Mail Jeevas ! » 

Natasha se fait toute petite elle aussi. Elle est bien contente de ne pas être celle sur laquelle crie le blond. Durant le trajet qui les a amenés ici, elle a constaté de nombreuses fois qu’il ne valait mieux pas que Mihael vous appelle par votre prénom de cette manière… Le blond renifle de mépris et se détourne à grands pas, ajustant sa prise sur la fillette qui commence à glisser dans ses bras. 

Elle s’accroche au haut de cuir noir. Elle ne l’avouerait pour rien au monde (elle a bien trop peur du regard courroucé de Mihael), mais elle préfère les bras de Mail, du moins pour ce qui est de voyager. Mihael a des os trop pointus qui lui rentrent dans la peau et ses vêtements ne sont pas très confortables. Mais la joie d’être portée atténue ce désagrément. Elle entend avec délices le cœur qui bat frénétiquement dans la poitrine, martelant ses côtes. C’est vivant, c’est bon, chaud et rassurant. 

Un coup d’œil par-dessus son épaule et elle peut voir l’air piteux de Mail qui les suit à une distance raisonnable, pour éviter de nouveaux cris. Ses cheveux roux sont coupés très courts, presque à ras et donnent à son visage des traits anguleux. Des cernes violets ombrent ses beaux yeux verts. Il a l’air souffrant, mais elle trouve que ces marques de fatigue font ressortir la couleur hypnotisante de son regard. Il lui a expliqué que c’est parce qu’il a été malade (Mihael l’avait fusillé du regard à ce moment en marmonnant mystérieusement : « Imbécile… Cigarettes… De la chance d’avoir Nathan comme médecin… Nouvelle rémission… Encore heureux ! ») 

Mail lui sourit doucement, sa grosse housse (« Pour ma guitare ! ») harnachée sur son dos. Puis Natasha est ramenée à la réalité par Mihael qui la rabroue à son tour. 

« -- Et toi ! La houspille-t-il. Quelle idée de partir comme ça ! On t’avait bien dit de ne pas t’éloigner ! » 

Il part dans une crise grandiloquente qui fait de nouveau se retourner les voyageurs. Natasha se fait encore plus petite. Elle hésite un instant à se mettre en colère et crier à son tour, mais elle se sent trop fatiguée. Une fessée et des tympans percés, très peu pour elle ce soir. Alors elle décide perfidement d’employer une autre tactique et laisse couler ses larmes, pour l’apitoyer (Mail lui avait assuré dans un murmure que cela marchait très bien). 

« -- Je… Suis… Désolée ! Hoquette-t-elle, s’accrochant plus fort encore à la veste de cuir. Ex… Excuuuuuuse-moiiiiiii ! » 

Une femme qui marche à côté d’eux prend l’air apitoyé et les regards qui pèsent sur eux commencent vraiment à se faire mauvais. Mihael se radoucit un peu en voyant le chagrin de l’enfant. 

« -- C’est bon… Grommelle-t-il. C’est pas grave. Mais fais attention, maintenant. » 

 Mail, hilare, lui adresse le V de la victoire par-dessus l’épaule du blond. Elle lui répond avec un sourire. Il a parfaitement compris ce qu’elle cherchait à faire. Elle note mentalement l’information avec une pointe de dépit : elle ne pourra pas l’embobiner de cette manière… Puis son côté manipulateur sans doute trop important pour une fillette de son âge disparait au profit de la fatigue et de la lassitude. 

« -- On arrive quand, à Los Angeles ? » Marmonne-t-elle, le pouce à la bouche. 

C’est Mihael qui lui a expliqué où ils se rendaient, ajoutant à cela les détails de la géographie du continent américain et même la signification du nom de la ville. Dès qu’il s’agit de culture ou de réponses à d’éventuelles questions, Mihael bondit sur ressorts et lui donne d’immenses explications que Mail doit arrêter avant qu’il ne ressorte tous ses cours de la Wammy’s House. Le blond semble… Effrayé à l’idée de laisser la fillette sans culture. Du moins d’après ce qu’elle en juge, n’ayant passé avec eux que finalement très peu de temps. Mais cela ne lui déplaît pas. Être chouchoutée, qu’on prenne garde à elle… Cela lui avait manqué. 

« -- On arrive près des contrôleurs… » Lâche Mail dans un murmure. 

Immédiatement, Mihael se crispe. Natasha peut le sentir par ses doigts qui s’enfoncent dans sa peau. Elle cligne ses yeux embués. Elle devine que ni Mihael, ni Mail ne sont ravis de cette perspective. Sans doute qu’aucune démarche légale n’a été entreprise pour la faire sortir du territoire… Elle se demande même s’ils ont fini par avertir l’orphelinat. C’est le rouquin qui passe avant eux, sortant leurs passeports. 

Et là, Natasha assiste à la pièce de théâtre la plus réussie de sa vie. 

Mail accroche sur ses lèvres un sourire si paisible et nonchalant qu’il est impossible de ne pas se sentir relaxé en le voyant. Elle croit même voir sa respiration ralentir pour prendre le rythme de celui d’une personne endormie. Il tend les papiers, contemplant les policiers de ses doux yeux de myope. Il s’offre même le luxe de se retourner pour échanger une banalité avec Mihael, pendant que l’authenticité des passeports est vérifiée. Mihael est moins bon comédien que lui, mais réussit à donner le change sans problème. Natasha prend exemple sur eux pour ne rien laisser paraître. 

Manque de chance, un des deux hommes en uniforme fronce les sourcils. 

« -- Il y a un problème. » Constate-t-il sévèrement. 

Natasha sent la respiration de Mihael se bloquer. Mail élargit encore son sourire, s’appuyant au comptoir. 

« -- Quel problème ? Demande-t-il. 

-- Et bien… » 

Il échange quelques murmures avec son collègue. Les bras de Mihael se couvrent de chair de poule. Son regard bleu virevolte en tous sens. Elle le sent prêt à s’enfuir en courant si nécessaire. Même le sourire de Mail est affadi et forcé. Alors Natasha décide de tenter ce qu’elle a su si bien faire il y a quelques instants… 

La comédie. 

« -- Papa, dit-elle du ton le plus ensommeillé en s’accrochant à Mihael. Je suis fatiguée. C’est quand que les monsieurs ont fini de faire les papiers ? » 

Attendris par son léger zozotement et son mot de tendresse, les policiers échangent un sourire. Le premier, celui qui leur a posé la question, finit par répondre : 

« -- C’est juste que… Nous devons vérifier ce qu’il y a dans votre housse à guitare, monsieur. Voir s’il n’y a pas d’arme. » 

Mail se détend immédiatement. Il sourit de plus belle et enlève l’étui de ses épaules. 

« -- Aucun problème ! Affirme-t-il, riant presque de soulagement. Ne vous en faîtes pas, je ne suis pas un détourneur d’avion… » 

La guitare est examinée, sous le regard vigilant du musicien qui tient à son instrument  comme à la prunelle de ses yeux. Puis on lui redonne la housse et, miracle, ils passent la ligne jaune peinte sur le sol. Mihael se hâte de plus en plus. Il a l’air d’avoir peur que les deux contrôleurs décident d’examiner plus attentivement leurs papiers et les rappellent… 

« -- Tu es sûr que ça ne risque rien, tes faux ? Murmure-t-il à l’oreille du rouquin. 

-- Sûr ! Chantonne-t-il, visiblement très satisfait de lui-même. Kimba m’a aidé à les faire… 

-- Justement. C’est ça dont j’ai peur… » 

Mail éclate de rire, suivi par Natasha, contaminée par sa joie communicative. Le chanteur la couve d’un regard attendri. 

« -- Mihael ! Supplie-t-il. Je peux la prendre dans mes bras maintenant ? C’est mon tour ! 

-- Ce n’est pas une poupée ! Proteste Mihael, en la serrant contre lui d’un air outragé. 

-- Maiselleesttroptroptropmignonnes’ilteplaitmonMihaeladoré… » 

Natasha pouffe dans le cou de Mihael. Elle qui avait besoin d’affection, la voilà servie au-delà de ses espérances. Mihael hésite un peu, puis finit par céder (en râlant, bien sûr, pour ne pas avoir l’air trop gentil). Et, au passage, la fillette peut entendre ces quelques mots soufflés précipitamment… Et moqueusement : 

« -- C’est moi qu’elle a appelé papa en premier… »  

Mail fait une moue, puis attrape l’enfant sous les aisselles en tirant la langue à Mihael. Mais la tendresse dans ses yeux verts n’est pas un jeu. C’est quelque chose de vrai, de fort. D’effrayant, d’une certaine façon, puisque cet amour qu’il lui porte, qu’il leur porte, est arrivé sans qu’il ne le réclame et s’est si bien enraciné dans son cœur qu’il n’en partira jamais. 

Elle se niche confortablement contre Mail. Rien à dire, il est plus douillet que Mihael. Sa carrure plus carrée, rassurante et enveloppante, lui donne envie de dormir. Et c’est ce qu’elle s’apprête à faire, oubliant l’étrangeté de la situation, la soudaineté des événements. Oubliant qu’elle les a rencontrés il y a à peine une semaine. Tant pis. Elle sait, elle sent qu’elle peut leur faire confiance, avec toute son intuition d’enfant. Et les bisous que Mail lui pose sur le sommet du crâne, pour la rassurer lorsque le bruit ambiant devient insupportable, doivent aussi aider à la calmer… 

« -- Mail, murmure Mihael lorsqu’il constate qu’elle a fermé les yeux. Elle va s’endormir. 

-- Et alors ? Rétorque le rouquin. On en a encore pour toute la nuit à voyager. On arrivera à quatre heures du matin. Plus tôt elle s’endort, mieux c’est. » 

Le blond ne trouve rien à répondre, à part un regard éloquent qui lui demande d’où vient ce soudain instinct paternel. Mail hausse les épaules avec un sourire béat qui lui offre sa réponse. 

Mail est complètement et définitivement gâteux. 

Mihael soupire en secouant la tête, faisant voler ses cheveux blonds. Natasha, qui a rouvert un œil, tend sa main et en attrape une mèche. Mihael se fige. Elle caresse les fils blonds du pouce, admirative malgré sa fatigue. 

« -- Comment tu fais ? S’extasie-t-elle. Moi, mes cheveux sont…  » 

Moches. Le mot lui brûle les lèvres, mais elle le retient au dernier moment. Les traits du blond s’adoucissent. Il ébouriffe les boucles crépues de la petite fille et les lisse du plat de la main. 

« -- Mais non. Il suffit d’un petit shampoing. » 

Et Mail sent que son compagnon fait défiler dans sa tête des faramineuses listes de démêlants et de produits capillaires. Soucieux d’éloigner son petit chou de ce maniaque des cheveux, il pose sa main sur la tête de l’enfant et l’éloigne de Mihael avec un air effrayé. Mihael lève les yeux au ciel, mais n’insiste pas. 

Songeant qu’il aura bien le temps plus tard de « s’occuper » de Natasha. 

L’avion pour Los Angeles est annoncé. Terminale numéro quatre. 

Nerveux, les deux hommes accélèrent le pas. La respiration de Natasha leur indique qu’elle s’est endormie, d’un sommeil certes agité, mais qui leur épargne l’excitation du départ imminent ou bien l’angoisse. Mail fait bien attention à ne pas se cogner aux autres voyageurs qui patientent dans la même file qu’eux, regrettant de ne pas pouvoir jucher la fillette sur ses épaules. Ses gambettes frêles tiennent dans ses poignets et il s’en veut de ne pas pouvoir lui offrir plus ce soir qu’un plateau-repas en papier mâché. Il sait d’expérience à quel point un bon repas chaud peut inspirer un sentiment de sécurité… Et un mauvais, de malaise. De nouveau, le désir de protéger Natasha ressurgit et il la serre de plus belle contre lui. 

« -- Mail. Tu es dans la lune. Donne les tickets. » 

Il sursaute. En effet, il est juste devant la passerelle de l’avion. Il balbutie une excuse à l’hôtesse de l’air qui tend la main avec insistance pour les recevoir, puis passe. Il est happé par l’air glacial de la climatisation et son odeur poussiéreuse. Il n’est pas le seul à la trouver trop forte, d’autres voyageurs protestent mollement, Mihael le premier. L’hôtesse les rassure gentiment : 

« -- Ne vous en faites pas ! Ce n’est qu’un petit déréglage. Et puis… Nous ne pouvons nous écraser qu’au-dessus de l’océan,  c’est calculé !  

-- Rassurant ! Grogne Mihael, surprenant le regard effrayé de Natasha qui a rouvert les yeux, dérangée par la vague de froid. En gros, on ne s’écrase pas, on se noie ! 

-- Je ne veux pas tomber dans l’océan ! Panique la fillette, s’agrippant aux épaules de Mail comme si on allait la précipiter dans l’eau à l’instant. C’est risqué ? 

-- Ne t’en fais pas, ma chérie ! Tente de la rassurer Mail. Les accidents d’avions sont très rares ! 

-- Génial ! Proteste Mihael, récupérant l’enfant en voyant qu’elle commence à trépigner de peur. Bravo, Mail ! » 

Terrorisée, Natasha gigote de plus belle, comme pour tenter de s’échapper et de descendre de l’avion. Le froncement de sourcils menaçant de Mihael la fait se calmer un instant. Elle se mord la lèvre. Maladroitement, le blond tente de lui tapoter dans le dos pour la rassurer. Mail lève les yeux au ciel derrière lui. Lorsqu’il s’agit de consoler, Mihael ne sait jamais comment s’y prendre. Mail redouble de douceur et de mots rassurants en installant Natasha dans son siège, entre eux deux. Elle lui envoie un regard de chien battu lorsqu’il boucle la ceinture, auquel il ne cède pas. 

« -- Tu vas voir, tout se passera bien ! Promet-il. 

-- Comment tu peux le savoir ? Marmonne l’enfant, qui a désespérément besoin d’être rassurée. 

-- J’en suis sûr ! Répond-il bêtement, ne sachant pas comment la convaincre. » 

Puis il se penche vers elle en l’enlaçant, lui chantonnant doucement à l’oreille : 

« -- Je rêve d’un nouveau monde D’une partie de poker 

D’une cigarette blonde Dune fleur dans ses cheveux clairs… » 

Elle s’apaise en entendant sa voix grave et finit par s’assoupir de nouveau. Mihael, l’air de rien, en profite lui aussi pour écouter. Mail lui lance un petit regard narquois. Le blond se met à grommeler et se retourne vers le hublot, contemplant la nuit. 

Veuillez attacher vos ceintures. Nous allons bientôt décoller… 

*** 

Natasha est réveillée par les cahots de l’avion qui amorce sa descente. Elle cligne ses yeux collés par le sommeil, tâchant de se souvenir d’où elle est. Elle découvre qu’elle est blottie contre Mail, dont la tête part en arrière sur son siège. Ses yeux sont clos et bougent sous ses paupières rendues mauves par la fatigue et la maladie. Un léger sifflement s’échappe de ses lèvres entrouvertes. 

« -- Et en plus, il ronfle… » 

Elle se retourne, pour constater que Mihael les regarde avec une expression attendrie et agacée à la fois. Il est le seul à paraître bien éveillé. Elle se demande s’il n’a jamais besoin de sommeil… Le blond est toujours en train de bouger, de courir en tous sens et de s’énerver. Il ne se repose jamais. 

« -- On est arrivés, lui dit-il. Tu vois, qu’on ne s’est pas crashés… » 

Toute surprise, elle regarde par le hublot. La nuit est éclairée de milliers de lumières colorées. Le ciel et la terre semblent s’être inversés, comme si les étoiles s’étaient décrochées pour tapisser le sol. Elle écarquille les yeux, posant le bout de ses doigts sur la vitre en enjambant Mihael (elle n’a plus sa ceinture de sécurité). Il la retient soigneusement par la taille, pour éviter qu’elle ne tombe. Emerveillée, elle sourit à sa première vision de la cité des anges. 

« -- C’squispasse ? » 

Mihael et elle sursautent. Mail semble totalement déboussolé et cherche la petite près de lui, avant de se rendre compte qu’elle est avec Mihael. Une fois cette constatation faite, il passe une main sur son visage épuisé. 

« -- N’estarrivés ? Bafouille-t-il, encore dans les vapes. 

-- Non, on s’est écrasés ! Ironise Mihael. Te voilà au paradis, Mail ! 

-- Cool ! Constate juste le geek, complètement abruti par la nuit dans l’avion. Il y a des jeux vidéo au ciel ? » 

Natasha pouffe derrière sa main. Mail est très amusant lorsqu’il vient de se réveiller. Mihael, lui, a l’air moins content et administre une bourrade à son compagnon. Mail gémit et son maltraiteur se stoppe immédiatement. 

« -- Tu as mal ? L’apostrophe-t-il agressivement, le seul moyen pour lui de montrer son inquiétude. 

-- Je vais mourir, confirme Mail avec un sourire. Ne t’en fais pas, va, je ne suis pas en sucre… » 

Mihael le regarde quelques instants avec suspicion, cherchant à percer ce masque joyeux. Finalement, il relève Natasha, qui s’est assise sur ses genoux. 

« -- Il faut que tu attaches ta ceinture. On se pose… » 

Effectivement, la voix mielleuse de l’hôtesse de l’air les informe : 

Mesdames et messieurs, veuillez attacher vos ceintures. Nous allons bientôt nous poser. 

La petite frétille d’impatience, sa fatigue momentanément oubliée. Mihael a le plus grand mal à la maintenir en place, ce qui amuse beaucoup Mail. Mihael songe sérieusement qu’à présent, il a la responsabilité de deux gosses. L’atterrissage fait se recroqueviller les deux mômes en question, tant le bruit est grand. Mihael laisse échapper un rire, le premier que Natasha lui entend. Rêveuse, elle se dit qu’il est bien plus beau ainsi… Et Mail semble bien de cet avis, vu le regard enflammé dont il le couve. Un regard qui fait rougir et grogner le concerné, à nouveau. 

Nous venons d’atterrir. Il est quatre heures du matin, heure locale. Merci d’avoir choisi notre compagnie. Nous vous souhaitons un agréable séjour. 

« -- Et patati et patata, marmonne Mihael, attrapant la fillette. Mail, tu te souviens d’où est la voiture ? » 

Grand silence. Le rouquin ouvre la bouche et la referme, comme un poisson rouge. Mihael le fusille du regard. 

« -- Maiiiiiiil Jeevaaaaaas…  

-- JevaislaretrouverjetejureMihael ! » 

Il a plutôt intérêt, songe Natasha. Vu les éclairs dans les yeux de Mihael et ses imprécations… Mail fuit devant lui, son étui à guitare ballottant dans son dos. Mihael fulmine en récupérant les deux valises qui constituent leurs maigres bagages. Il doit reposer Natasha pour en porter une, mais prend bien garde de la tenir par la main. La fillette tourne ses yeux en tous sens, ravie et impressionnée par le changement d’univers. Mail réfléchit à toute allure, mettant à profit tout son sens de l’orientation. C’est-à-dire pas grand-chose. 

Cette fois, aucun problème au guichet. Natasha découvre avec surprise un air plus chaud au-dehors que celui de son Angleterre natale. Mihael en paraît soulagé. Visiblement, il est là aussi semblable aux félins : il n’aime pas le froid. Mail se creuse toujours la tête en se mordant la lèvre. Elle peut presque voir les rouages tourner sous ses rares cheveux roux. Ils marchent dix bonnes minutes dans l’immense parking, retournent sur leurs pas, allument leurs portables pour voir plus clair… 

« -- Mail, persiffle Mihael, dont la colère monte de plus en plus. Je te jure que si on est obligés d’appeler Nathan pour rentrer, je te tue.  

-- Je VAIS y arriver ! Déglutit Mail, peu rassuré. Je suis sûr qu’elle n’est pas loin… 

-- La petite a mal aux pieds ! Insinue Mihael, qui sent que c’est là la menace idéale pour le faire se dépêcher. Elle est fatiguée, transie, effrayée… 

-- Je VAIIIIIS y arriveeeeeer ! Panique Mail, affolé à l’idée que Natasha puisse se sentir mal par sa faute. 

-- Euh… Excusez-moi… Balbutie une voix féminine. Vous avez besoin d’aide ? » 

Elle porte l’uniforme de la compagnie aérienne. Mail pousse un soupir de soulagement, puis lui explique la situation à grands renforts de gestes désordonnés. Mihael surveille la femme de son regard noir, menaçant. Mais celle-ci n’a pas l’air de le remarquer. Elle est concentrée sur le visage de Mail et semble plongée dans une grande réflexion. 

« -- Euh… Excusez-moi de vous poser cette question, finit-elle par lâcher. Mais… Je ne vous aurait pas déjà vu quelque part ? » 

Les yeux de Mihael sortent à présent de leurs orbites. Natasha considère avec pitié l’imprudente qui les a abordés. Elle va se prendre une de ces roustes… Mail, lui, a l’air étonné. 

« -- Vous êtes sûre ? Demande-t-il, perplexe. Je… Je ne me souviens pas… 

-- Mais siiii… Marmonne-t-elle, concentrée. A la télé… 

-- Oh non ! S’affole-t-il, semblant soudain comprendre. Non, je suis sûr que non. Bon, mademoiselle, merci de votre aide mais nous allons retrouver la voiture seu… 

-- Mail ! Crie-t-elle soudain, son visage s’éclairant de l’intérieur. Mail Jeevas ! C’est ça, non ? Vous chantez ! 

-- Nooooooon ! La supplie-t-il presque. Je ne vois pas de quoi vous parleeeeez… 

-- Mais si ! Commence-t-elle à hurler de manière hystérique et fangirlesque. Oh, j’adore vos chansons ! Elles sont si beeeeeeelles ! Est-ce que je peux avoir un autogra… 

-- Il n’en signe pas ! Intervient Mihael, le tirant par le bras avant qu’elle n’ameute du monde. Bon, il faut vraiment y aller… 

-- Et cette enfant ! S’étonne-t-elle en apercevant Natasha, qui se fait toute petite derrière Mihael. Que fait-elle ici ? Elle est de votre famille ? 

-- Qu’est-ce qu’il se passe ? » 

Du monde commence à affluer, attiré par la voix excitée de l’hôtesse. Mail donne l’impression d’être un animal sauvage que l’on encercle peu à peu. Pour se protéger des regards curieux, il a alors le mauvais réflexe de sortir ses goggles oranges et de les mettre devant ses yeux. 

Et c’est le geste qui provoque le déclic. 

« -- Oh mon Dieu ! Ce n’est pas Mail Jeevas ? 

-- Mais si ! 

-- Qui ça ? 

-- Le chanteur, là ! Ils en on parlé il n’y a pas longtemps, à la télé ! 

-- Tu es sûr ? 

-- Je veuuuuux un autograaaaaaphe !  

-- Et la gamine, c’est qui ? 

-- Elle est trop mignonne ! 

-- LA VOITURE ! Beugle Mihael en entraînant la fillette et son compagnon. JE LA VOIS ! » 

Soulevant Natasha dans ses bras, Mail se met à courir à la suite de Mihael, baissant la tête pour éviter les flashs des éventuels appareils photo. La petite se laisse entraîner, ballottée en tous sens et s’accrochant de toutes ses forces au pull à rayures. Elle entend la porte de la voiture qui claque, sent qu’on la dépose à l’arrière et qu’on boucle la ceinture. Mihael et Mail se précipitent à l’avant et bloquent les portes juste au nez des premiers fans. 

« -- BOUGE ! » Hurle Mihael, pour couvrir les cris. 

Ne se faisant pas prier, Mail démarre dans un grondement du moteur et s’efforce de n’écraser personne en reculant, ce qui est assez compliqué vue la petite foule qui s’est formée autour d’eux. 

« -- On aurait dû appeler Nathan ! Se lamente le rouquin, les mains crispées sur le volant. On n’en serait pas là ! 

-- Si tu n’avais pas oublié où était la voiture, rien de tout ça ne serait arrivé ! Postillonne le blond en réponse, cognant sur la vitre pour dissuader une fangirl trop audacieuse. Tu vas voir que demain, on sera à la une des journaux avec la petite ! 

-- Ah non ! S’étouffe Mail. J’en ai assez eu avec le « coming-out » à la sortie du dernier album ! 

-- Comment je pouvais savoir qu’on était dans l’objectif d’une caméra au moment de t’embrasser ? Crie encore plus fort Mihael, transformant la panique en dispute. 

-- ET MOI ALORS ? 

-- J’ai mal à la tête ! » Se plaint Natasha, commençant à geindre. 

Ses faux sanglots les stoppent net. Mail se retourne vers elle, inquiet, manquant leur faire faire un tonneau. 

« -- LE VOLANT ! Hurle Mihael, redressant la voiture. Soit à ce que tu fais, imbécile de geek ! 

-- Mais… Natasha… Commence Mail, piteux et dévoré par l’envie de consoler la petite. 

-- Natasha ne sera plus en état de pleurer si on percute quelque chose à cette vitesse ! Lui rappelle Mihael d’un ton sec. Conduit, je passe derrière. » 

Il se glisse aux côtés de Natasha et la serre contre lui en protégeant son visage, histoire qu’il ne soit pas pris en photo. Une fois leurs poursuivants semés, Mihael ne se prive pas de passer un savon à Mail, qu’il écoute sans rien dire pour ne pas relancer la dispute. Il sait que dans ces cas là, Mihael s’arrête tout seul lorsqu’il a épuisé son stock d’insultes. Et c’est ce qu’il se passe, en effet. La fillette, sa curiosité revenue, ne peut s’empêcher de murmurer : 

« -- Pourquoi voulaient-ils prendre Mail en photo ? 

-- Parce que malheureusement, siffle Mihael entre ses dents, Mail est un chanteur assez connu. » 

Un drôle de sourire se peint alors sur les lèvres de Natasha, le sourire sadique des fillettes qui savent qu’elles mettent le doigt sur quelque chose d’embarrassant. Elle prend sa voix la plus candide pour roucouler : 

« -- Et pourquoi la fille blonde lui a lancé son soutien-gorge ? » 

Mihael s’étrangle et Mail explose de rire. 

« -- Ça, c’est parce que… Euh… Hésite Mihael. 

-- Parce que c’était un joli vêtement et qu’elle voulait me l’offrir pour me faire plaisir ! » Invente Mail à toute vitesse. 

En ricanant, elle se cale dans son siège et regarde la route défiler. Ils roulent un moment dans un silence complet, uniquement rompu par un bruit de papier déchiré lorsque Mail déballe une sucette sortie de nulle part. Mihael lui jette un regard suggestif que Natasha ne comprend pas. Elle voit juste Mail rougir, mais laisse vite tomber. Les grands, ça a des habitudes et des secrets bizarres… 

« -- Maison ! Chantonne finalement Mail en se garant. Qui c’est qui va aller faire un gros dodo ? 

-- Mail, soupire Mihael. N’exagère pas avec le gagatisme. 

-- Maieuh ! Boude le rouquin. J’ai bien le droit, un peu ! De la douceur dans ce monde d’impitoyables brutes ! 

-- Je peux savoir à QUI tu fais référence ?  

-- Moi ? S’indigne Mail, l’innocence incarnée. Allons, à personne ! » 

Allez savoir pourquoi, il n’a pas l’air convaincu… Il décide pour une fois de passer outre, prenant en compte le bout de chou fatigué et perspicace qui s’endort contre lui. Il sort de la voiture en la tendant à Mail (c’est qu’elle commence à peser dans ses bras, le petit ange !) qui la récupère avec un plaisir non-dissimulé. 

« -- Tu as faim, ma chérie ? S’extasie-t-il en voyant son air somnolent. 

-- Quoi qu’il arrive, TU NE TOUCHE PAS A LA CUISINE ! Le prévient Mihael, agressif. JE préparerai quelque chose. 

-- Quoi ? Tu sais cuisiner, Mellow-Yellow ? » Plaisante Mail, taquin, bien conscient qu’avec Natasha dans les bras, il ne se recevra pas de coups.  

Un grognement d’ours en colère le dissuade de pousser la plaisanterie plus loin. Il se hâte de se rendre à l’entrée de l’immeuble, qu’il bataille pour ouvrir. Inutile d’essayer l’ascenseur, qui est aussi pourri que le building et en panne presque 365 jours par an. Il se résout donc à emprunter l’escalier jonché d’OVNIs (Objets Verdâtres Non Identifiés. Il grimace en songeant à tout ce qu’il doit monter : pour échapper aux paparazzis, ils se sont installés au dernier étage. 

Il arrive en haut essoufflé, sa respiration haletante semblable à celle d’un asthmatique. Mihael, lui, donne l’impression de n’avoir grimpé que trois marches. En revanche, il est inquiet. 

« -- Fais gaffe, souffle-t-il. C’est pas le moment, avec tes poumons… 

-- Mes poumons vont super-bien ! Sourit Mail en tentant pour la troisième fois d’ouvrir la porte de leur appartement. Nathan les a récurés… » 

Mihael fait la moue. Il n’est pas convaincu, mais n’insiste pas. Mail n’aime pas parler de sa maladie. A tel point que, le jour où Nathan avait détecté une rechute, il avait balancé d’un seul coup et d’un ton guilleret la nouvelle par téléphone, de peur de sa réaction. Il s’assombrit en y repensant. Il avait débarqué à l’hôpital avec un sac et un oreiller, déclarant avec force jurons qu’il ne sortirait pas de la chambre de Mail tant que celui-ci ne serait pas guéri. Et, dans le cas où il ne guérirait pas, il n’en sortirait que les pieds devant. Heureusement, le traitement avait été plus rapide que la dernière fois, sans doute parce qu’à présent, Mail avait une raison de vivre… 

« -- Voilà, mon petit chou. Bienvenue chez toi ! Euh… C’est un peu en désordre, je crois… » 

En entendant le « un peu » et le « je crois », Mihael sent une alarme résonner dans sa tête. Se précipitant à l’intérieur, il découvre l’effroyable vérité : Mail, un grand sourire aux lèvres pour cacher sa panique, Natasha effarée et un monstrueux bordel qui ressemble à ce que laisse derrière lui le passage d’une tornade. 

« -- Où est le sol ? » 

Ou : « le premier commentaire de Natasha sur ce qui va être sa maison ». Et en effet, on ne distingue pas le carrelage sous la montagne de vêtements ôtés à la hâte, d’emballages de pizzas et de chocolat et d’autres objets divers et variés tels que des boites de préservatifs, des journaux, des magazines peoples et des milliers de coupures de presse parlant de Mail. 

« -- Hum. 

-- Oups. 

-- Haem. 

-- Ben, en fait, euh… » 

Mihael décide d’interrompre la série d’onomatopées et de prendre les choses en main. 

« -- Tu dormiras dans la chambre de Mail, puisqu’il ne s’en sert plus, décide-t-il en rangeant la pièce du regard. Je vais voir ce que je peux faire. » 

En constatant que l’état de la chambre est pire que celui du salon, Natasha fait une grimace éloquente. La simple idée de dormir dans cet endroit probablement infesté de rats suffit à lui donner la nausée. Sans compter qu’une odeur de fauve (ou plutôt de geek penché sur son jeu vidéo) y règne… Dans la petite maison bancale, le désordre n’avait pas eu le temps de s’installer. 

« -- Opération rangement, se résigne Mihael, disparaissant un instant pour revenir, au grand ravissement de Mail, avec un fichu blanc sur la tête, une éponge, du liquide vaisselle et un aspirateur. Tout le monde dehors. » 

La porte se referme sur lui et Mail et Natasha échangent un regard perplexe. Comment diable va-il s’y prendre pour rendre la pièce habitable sans une semaine complète de nettoyage ? Des bruits étranges les poussent à s’éloigner. Mihael est en train de faire un terrible chambardement. 

« -- Superman ! Souffle Mail, impressionné. Je vis avec Superman ! 

-- Il n’a pas de cape ! Remarque Natasha, amusée. 

-- C’est vrai… Mais peut-être qu’il l’a perdue dans le bazar ! » Grimace Mail, complice. 

Elle rit. Mail fond immédiatement devant cette bouille joyeuse. Il se demande vaguement combien de temps résisteront ses derniers neurones face à la petite fille. 

Il leur donne une semaine. 

Retrouvant un peu de sens pratique, il débarrasse le canapé des affaires qui l’encombrent et perche la gamine dessus, comme sur un ilot au milieu de la crasse ambiante. Puis il ouvre les fenêtres pour aérer. Natasha a les mains et les coudes loin du corps, pour éviter de toucher quelque chose de sale. Elle est très mal à l’aise. Dans la chambre, l’aspirateur se met en marche avec un bruit inquiétant. Mail se demande combien d’années la machine a exactement. 

« -- MAIIIIIL ! J’AI TROUVE DE LA PIZZA DE LA SEMAINE DERNIERE DANS LA COMMOOOOODE !!! JE T’AVAIS DIT DE LA JETEEEEER !!! » 

Mail déglutit et s’empresse de se rendre en cuisine pour vérifier l’état de l’endroit. L’odeur de moisi le prend à la gorge et le fait suffoquer. Il jette un regard désespéré autour de lui. C’est une véritable catastrophe… 

« -- Oh Seigneur ! Gémit-il en joignant les mains très dramatiquement. Délivrez-nous de cette abomination ! » 

Il flanque par terre tout ce qu’il y a sur la table pour la désinfecter. Il y verse un quart de la bouteille de javel et saisit l’éponge dans l’évier encrassé. Il fait la grimace. Elle est noire et ratatinée. Il a beau la rincer, elle ne cesse de dégorger un jus brunâtre. Il abandonne l’éponge et dévide presque toutes les feuilles du rouleau d’essuie-tout. Il a beau chercher dans les placards, aucun signe de chiffons ou de serviette. Fouillant par terre, il déniche un vieux tee-shirt et s’en sert pour finir de nettoyer. Une fois la nappe reluisante et sentant fort la javel, il jette le vêtement à la poubelle. Puis il fait suivre la plupart de ce qui traîne au sol. 

« -- MAAAAAIL, J’AI ENCORE TROUVE UN SANDWICH SOUS LE LIIIIT !!! » 

Il se couvre les oreilles. Mihael est vraiment en pétard. Il se demande où il en est dans son grand nettoyage… Puis revient au sien. Il réussit à ranger à peu près, puis sort un paquet de pâtes trouvées dans un placard. Heureusement, elles ne sont pas périmées. Il les pose à côté d’une casserole rescapée, songeant qu’il ne vaut mieux pas pour lui tenter de les faire cuire. Puis il retourne au salon, où il découvre avec attendrissement la petite Natasha couchée sur le sofa. Il se retient de pousser un « kya kawaiiiii » digne de ses pires fans et se contente de s’assoir à côté d’elle. Il lui caresse les cheveux et le front, qu’elle plisse dans son sommeil. Ses petites lèvres forment une moue boudeuse. Elle sent l’enfance, le sucré, le lait. 

Il reste longtemps penché sur elle, comme un ange gardien. Puis un bruit de porte qui claque le fait sursauter. 

« -- J’ai fini. Si tu me mets MA chambre dans cet état là, tu devras faire abstinence. Hors de question de faire ça dans une telle crasse. » 

Mihael ressort couvert de poussière, son fichu presque noir après seulement une heure et demie de ménage. Mail ne l’avouera jamais, mais il le trouve très sexy dans cette tenue… 

« -- Je vais chercher des draps propres », ronchonne Mihael en surprenant son regard, ses joues rosées. 

Lorsque Mail risque un coup d’œil dans ce qui a été sa chambre, il a l’impression que sa mâchoire va se décrocher. La petite pièce est impeccable. Même les volets bringuebalants sont réparés. La moquette est redevenue blanche, une couleur qu’il ne lui a jamais vue. Et les murs, à sa grande surprise, sont devenus rose pâle. 

« -- Comment tu as fait pour repeindre en si peu de temps ? Demande-t-il, abasourdi, lorsqu’il le voit revenir. 

-- Ne soit pas idiot, s’esclaffe le blond. J’ai simplement enlevé ton immonde tapisserie. Elle était déjà à moitié décollée. » 

On peut en effet distinguer de très légères traces blanches de colle, mais rien de disgracieux. Mail n’en revient toujours pas de ce qu’il a réussit à faire. Il l’attrape par la taille et lui susurre à l’oreille : 

« -- Je vis vraiment avec Superman… 

-- Mais quel con ! Rétorque Mihael, se radoucissant cependant un peu. J’ai juste un peu plus de sens pratique qu’un certain geek de ma connaissance… » 

Mail resserre sa prise sur ses hanches, dénudées par son pantalon trop bas. Mutin, il frotte son nez contre le sien. 

« -- Ma petite ménagère… Ronronne-t-il en l’embrassant au coin des lèvres. 

-- Tu vas voir ce qu’elle va te donner comme pain, la petite ménagère », fulmine Mihael, hésitant entre se laisser aller ou lui envoyer son genou entre les jambes. 

Il opte pour la première solution. Il commence un peu à fatiguer, il n’a pas le cœur à se disputer encore. Et il aura bien le temps de se venger le lendemain. Alors il rend son baiser à Mail, laissant tomber la pile de draps sur la moquette. Mais il l’arrête tout de même lorsqu’il tente de le renverser à son tour, l’embrassant à perdre haleine et laissant ses mains se balader un peu trop. 

« -- La petite dort à côté, lui rappelle-t-il en se dérobant. Je dois finir d’installer le lit. » 

Il ignore les yeux de chien battu qu’il lui adresse et prépare le lit en deux tours de main. Puis il file dans la cuisine préparer quelque chose à manger. Mail songe avec un sourire qu’il ne l’a pas vu aussi animé depuis longtemps. Il a les joues roses, le regard vif, il est partout à la fois. En fait, cela lui rappelle cette journée qu’ils avaient prise, avant de retourner à l’enquête sur Kira. 

Comme s’ils étaient… Normaux. 

« -- A table, bande de paresseux. » 

Le regard de Natasha, qui se lève comme une somnambule pour se rendre à la cuisine, le fait rire doucement. Elle lui fait penser à lui, ne sortant de sa tanière que pour se nourrir. Il la suit, trottinant derrière elle comme un chien gâteux. Mihael a cuisiné une assiette de pâtes et des œufs au plat. Il ajoute cinq coussins sur une chaise, pour que Natasha puisse s’assoir à la table. Elle engloutit tout avec un appétit qui fait plaisir à voir. Puis, complètement à plat, elle retrouve ses réflexes d’avant et tend ses bras à Mihael pour qu’il la porte jusqu’à sa chambre. Ce qu’il fait volontiers, mais avec un regard assassin à Mail, pour le dissuader de faire le moindre commentaire. 

Au milieu de son grand lit blanc, vêtue d’un pull à rayures trois fois trop grand pour elle, la petite semble perdue. Mal à l’aise, les deux hommes se dandinent à l’entrée de la pièce. Doivent-ils dire bonne nuit tout de suite, lire une histoire, faire quelque chose de particulier ? C’est elle qui les sort de leur embarras, en chuchotant timidement : 

« -- Mon premier est une répétition, mon second est un arbustes à baies rouges. » 

« Bis-oux. » 

Mail soupire de soulagement. Les bisous, les câlins, voilà quelque chose qu’il sait faire à merveille. Il se précipite et l’ensevelit dans son étreinte, la berçant avec ravissement. Mihael se contente d’un baiser sur son front, d’une caresse sur la joue et d’un « bonne nuit » avant d’éteindre la lumière. Sans doute faudra-t-il un peu de temps avant que ces deux là s’apprivoisent totalement… 

Mail emporte dans son sommeil la vision de deux yeux pervenche qui les suivent au moment de sortir de la chambre. 

*** Voilà ! Bonne soirée à vous, si vous lisez !

 

5 décembre, 2009

« Naomi et Gray » ou « Une mère poule agent du FBI, ça fait vraiment très peur »

Classé dans : Les (ennuyeux) secrets de Death File — mauguine @ 14:29

Naomi a décidément d’horribles problèmes de mémoire. 

Naomi Misora est un de mes personnages favoris. J’étais dégoûtée lorsque je l’ai vue mourir, d’autant plus que c’était pour une fois une femme qui tenait tête à cet enfoiré de Light. Et puis, à force de farfouiller dans mon How to use it…Et bien, il y avait une faille à exploiter^^. Et les femmes enceintes, alors ? Comme rien n’était précisé, j’ai remanié la règle des vingt-trois jours : si pendant tout ce temps, une mort en entraîne une autre, c’est foutu. Et na. 

Toute contente de moi, ne le nions pas (tous les auteurs ont leurs grands et débiles moments d’autosatisfaction, avant de retomber comme des soufflés au fromage), j’ai ajouté la précision sur l’amnésie, qui me permettait de relater plus précisément l’histoire de Naomi à travers ses souvenirs retrouvés peu à peu, ainsi que d’introduire quelques personnages comme le trio de choc(olat) (pour ceux et celles qui n’avaient pas lu The Storm). Manque de chance. Je n’étais pas la seule, loin de là, à avoir eu l’idée du fœtus. Oh que non. Voilà que je tombe sur un doujin (à l’intrigue intéressante, ce qui est rare pour un doujin) nommé God Eyes. Et flûte. Non seulement Naomi y échappe à la mort par le même moyen, mais en plus il y a aussi quelque chose sur l’amnésie.  Etant donné que l’intrigue de DF était déjà construite en partie autour de Naomi et Gray, je n’avais d’autre choix que de publier quand même, quitte à me faire accuser de plagiat.

Ce genre de choses m’est arrivé plusieurs fois : des métaphores complètes que, des mois après les avoir écrites, je retrouvais dans des livres venant d’être publiés. J’ai gardé des brouillons, je les montre volontiers à qui doute de ma parole. Et voilà Naomi expédiée à l’hôpital. Coup de bol (ou de l’auteur^^), nous y retrouvons Nathan, notre bon vieux médecin. Ainsi que Healing, nouvelle venue. Elle n’est pas très appréciée, Healing, mais elle n’est pas méchante. Elle a des circonstances atténuantes, que je dévoilerai ici si je ne parviens pas à les caser dans la fic.  

SDF : Sans Désignation Fixe. 

On ne peut pas dire que le nom de Gray ait été aussi simple à trouver que ceux de Lucian et Elio. J’ai tenté quatre essais différents. J’ai choisi « Gray », parce que… Et bien voilà, je ne peux même pas dire pourquoi. Bref. Pendant plusieurs mois, le pauvre jeune homme s’est baladé entre plusieurs prénoms. Le drame, c’est quand j’ai trouvé le définitif et que j’ai dû tout remplacer. C’est alors que j’ai découverte la merveilleuse fonctionnalité de la touche « Rechercher/Remplacer »… 

La cervelle, les muscles et la timidité.

Gray est un personnage que j’aime beaucoup, parce qu’il m’a surprise autant que Mattie au moment d’écrire sur lui. Je ne savais que ça : il était gymnaste, tout comme je savais uniquement que Matt était dépendant de Mello. Grand étonnement : je ne m’attendais absolument pas à cette timidité, surtout de la part du fils de Naomi.  J’avais cette unique vision de lui : accroché à une barre asymétrique et en faisant le tour, léger, aérien. La partie gymnastique des JO est la seule que je peux regarder sans me lasser : je trouve que c’est magnifique, cette danse dans les airs ou au sol. Ça paraît si facile, quand on le regarde… 

Cet intérêt pour le sport donne un contraste avec le reste des personnages, qui sont plus intellectuels que sportifs, même si L et Light ont montré leurs aptitudes au tennis. La passion de Gray, ce n’est pas la réflexion mais la gym. Même si, avec des parents comme les siens, il est très loin d’être bête. Qui a dit que les deux étaient incompatibles ? Simplement, c’est un choix qu’il a fait de se consacrer à sa vocation. Mais ses réflexions vous surprendront sûrement, un peu plus tard dans l’histoire… Son physique est un mix de ceux de ses parents. Il a la couleur de cheveux de Naomi, la même frange qu’elle, la couleur de ses yeux et sa pâleur. Leur constitution est également assez semblable. Ils ont la même tendance à se laisser déborder par leurs sentiments, même si pour Gray, cela se traduit par son incorrigible timidité. Il rougit beaucoup.   

Pour le reste, Gray a des yeux bridés, des cheveux ébouriffés et une manière bien particulière de vous regarder par en-dessous. Il a un sourire très spécial, qui exhibe toutes ses dents. Et il est assez petit pour un garçon, un peu moins d’un mètre soixante-dix. La timidité de Gray, c’est à cause de sa mère, mère-poule de chez mère-poule. Encore un truc qui n’était pas prévu. Mais en y réfléchissant, c’est plausible : elle a tant perdu dans cette guerre… Elle s’est repliée sur cet enfant, le seul être qu’elle a pu protéger. Son anonymat durant une période de cinq ans s’explique ainsi : seule, elle aurait poursuivi sa vengeance, mais elle craignait trop de perdre son fils. Elle a donc changé de nom, puis déménagé et récupéré son patronyme lorsque Kira est mort.  Gray timide, c’est aussi en opposition à ses parents, tous deux loin d’être effarouchés. On n’est pas forcément identiques à ses géniteurs. 

Et puis d’abord, c’est qui celle-là ? 

Le Sha de The Storm est de retour… Cette chère Natasha possède encore ses véritables parents, puisque Mello n’a pas vécu assez longtemps pour provoquer l’accident de voiture. La chipie n’en est pas moins une très jolie et manipulatrice petite peste. Et elle a encore sa manie des énigmes.  Un clin d’œil : dans certains des superbes dessins de Greengrin, Mello est représenté avec des santiags, les mêmes que celles que j’ai donné à Natasha. Même s’ils ne sont pas du même sang, ils se ressemblent énormément au vu du caractère. Et ils ont ce même souci de l’apparence physique et cet amour des vêtements provocateurs et de la danse. Natasha va au Thunder, la même boite de nuit que lui. Et elle se sent bien au Lightning, comme Matt. Les lieux dans lesquels elle évolue sont ceux des deux hommes, comme une éternelle répétition de l’histoire. D’ailleurs, ce n’est pas fini. 

Natasha, comme Matt aussi, a cette passion de l’informatique (alors que Gray plante les ordis, comme… Euh… Et bien, comme moi^^). Elle aime les jeux vidéos, quoique avec moins de passion que Mail. Elle est plus portée sur les sorties, les fêtes et les potins. Elle fait vraiment « garce », mais c’est surtout pour masquer sa fragilité. La même fragilité sous-jacente que celle de Mihael.  Elle et Gray, c’est un parallèle hétéro avec Mihael et Matt : deux meilleurs amis dont l’un se fait cruellement dominateur, mais où l’autre est plus fin qu’on le croit. Bon courage, Gray !  Anecdote rigolote : l’histoire des appels manqués est tirée d’une expérience vraie. J’avais laissé à dessein mes fics sur mon bureau pour que ma mère les lise, le matin, et en rentrant du lycée, mon portable m’indique une dizaine de SMS et d’appels manqués. Il a bipé pendant une bonne minute^^.  

Autre petit truc amusant : Naomi est un imbattable agent du FBI, mais elle est nulle en cuisine ! Contrairement à un autre personnage… La suite vous le dira^^. Cela va sûrement vous surprendre…

10 octobre, 2009

Fanfiction.net, c’est comme la SNCF. Ça ne fonctionne jamais.

Classé dans : Retards — mauguine @ 18:40

 Je fais comme dans Death File, un remake à chaque fois.

 Je n’en reviens juste pas. Je vais faire un courrier aux admins, ça ne peut plus durer. Le site bloque grave, je ne peux donc poster le chapitre à la date prévue. C’est exaspérant.

 Si cela se renouvelle encore UNE fois, je trouverai un autre support. Je n’en peux plus. Ce sera sur ce blog, où alors je créerai un site. Tant pis pour mon niveau minable d’informatique, je me débrouillerai. Je suis trop énervée.

 Je vous embrasse. Je suis vraiment navrée de ce nouveau retard.

 Mauguine.

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